Toujours au travail, malgré la retraite !

Une étude révèle que les indépendants sont nombreux en Belgique à continuer à travailler après l’âge officiel de départ à la retraite. Le phénomène est largement répandu dans toutes les fonctions exercées. 

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Si, pour le dictionnaire, prendre sa retraite signifie se retirer de la vie active et abandonner ses fonctions, cela ne semble pas s’appliquer pour tout le monde ou, du moins, pas exactement de la même façon. Si pour beaucoup, la retraite met fin définitivement à tout lien avec le boulot, il semblerait que les indépendants aient quelques difficultés à couper le cordon de manière aussi nette du jour au lendemain.

C’est du moins ce qui ressort d’une étude menée par Acerta, entreprise spécialisée dans les services RH. Celle-ci s’est penchée sur la fin de carrière des indépendants.

Le constat qu’elle tire est assez clair. Ils sont encore beaucoup à continuer à exercer leurs fonctions au moins partiellement. Ainsi, selon Acerta, sur les 15.873 indépendants âgés de 60 à 70 ans et qui ont décidé de prendre leur pension, un peu plus de la moitié (50,5 %) a continué à travailler l’année qui a suivi le départ à la retraite.

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Phénomène généralisé

Si le pourcentage de ces retraités actifs diminue forcément à mesure que les années s’écoulent, le phénomène est bien réel. « Même durant la troisième année après la pension, 41,8 % des indépendants sont toujours actifs professionnellement », explique, dans un communiqué, Fabienne Evrard, la directrice de la division des indépendants chez Acerta.

Le phénomène est visiblement assez généralisé et touche de manière quasi identique les femmes et les hommes. 51,25 % d’entre elles et 50,27 % d’entre eux ont ainsi du mal à définitivement renoncer à leur travail.

Une situation qui touche aussi toutes les catégories professionnelles, allant du commerce à l’agriculture, mais aussi les professions libérales comme les dentistes et les médecins.

Pour ces derniers, l’explication vient probablement de la grande responsabilité de leur fonction. Ils préfèrent dès lors une transition en douceur une fois que la fin de carrière pointe.

« Il n’est finalement pas si étrange pour un indépendant de vouloir rester actif pour les quelques patients dont il a toujours été le médecin/dentiste », justifie d’ailleurs Fabienne Evrard, d’Acerta.

L’Inasti n’a pas souhaité commenter ces chiffres, l’organisme public ne communiquant pas sur les résultats qui ne sont pas issus de ses propres statistiques.

Les chiffres dont l’institut dispose révèlent néanmoins, comme l’étude menée par Acerta, qu’un tel phénomène existe bien. Celui-ci est d’ailleurs visiblement en progression.

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