Vous faites un carnage en entretien : voici comment sauver les meubles !

Quand vous faites un carnage en entretien (dans le bon sens du terme), votre interlocuteur peut émettre des signaux non-verbaux rassurants : le recruteur peut sourire lorsque vous répondez à une question piège, hocher la tête lorsque vous évoquez de votre style managérial ou vous saluer avec une bonne poignée de main.

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De même, si vous faites un carnage en entretien (dans le mauvais sens du terme), votre interlocuteur peut témoigner d’un désintérêt général : il peut balancer du pied, regarder régulièrement sa montre ou ne pas vous poser réellement de questions quant à votre disponibilité future.

Dès lors, que pouvez-vous faire si vous sentez que l’entretien tourne en eau de boudin ? Pouvez-vous sauver les meubles ?

Non seulement vous le pouvez, mais la situation peut également vous être bénéfique et vous permettre de marquer quelques points. Montrez au recruteur que vous pouvez vous adapter à n’importe quelle situation et rebondir ! Voici quelques choses à faire et à ne pas faire pour rectifier le tir.

À ne pas faire : mentionner le malaise

Le malaise ne fera que s’accroître si vous précisez qu’il y a « comme une sorte de malaise ». Si vous sentez que vos premières réponses n’étaient pas les meilleures, ne cédez surtout pas à la tentation de l’avouer à voix haute (du genre : « bon, là je me suis un peu planté(e) mais je vais me rattraper »). Faites-le, rattrapez-vous, affirmez avec vigueur vos prochaines réponses (mûrement réfléchies), mais ne précisez pas que vous êtes en train de remonter la pente ! (« Vous voyez hein, je vous l’avais bien dit ! »)

Le recruteur aura bien remarqué que vous n’étiez pas à l’aise. Tout comme il remarquera que vos réponses s’améliorent au fur et à mesure que vous gagnez en confiance en vous. Il attribuera vos premières mauvaises réponses à votre nervosité.

À faire : faire un rapide bilan

Ce n’est pas parce que vous devez garder vos inquiétudes pour vous, que vous devez les ignorer pour autant. Essayez de faire un rapide bilan des choses qui auraient pu refroidir le recruteur. Avez-vous mal répondu à une question ? Gigotez-vous trop sur votre chaise ? Regardez-vous vos mains lorsque vous répondez ? Ne regardez-vous qu’un seul de vos interlocuteurs (alors qu’ils sont deux) ?

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Avant de répondre à la prochaine question, ressaisissez-vous. Rappelez-vous toutes les astuces que vous connaissez pour les entretiens d’embauche et appliquez-les : tenez-vous droit(e), cherchez le contact visuel avec votre interlocuteur, parlez clairement, soyez confiant(e) et concis(e).

À ne pas faire : ne pas changer de stratégie

Rappelez-vous : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, a fortiori si leur stratégie les mène droit dans le mur. Si vous vous sentez en décalage par rapport à votre interlocuteur, adaptez-vous.

Vous êtes arrivé(e) en costume-cravate/tailleur dans une start-up décontractée ? Rattrapez-vous en vous montrant détendu(e) et familier(e) avec votre interviewer. Celui-ci comprendra que vous pouvez vous intégrer dans un environnement moins guindé. Inversement, si vous avez tenté une blague et qu’elle est tombée à plat, ne persistez pas. Votre interlocuteur et vous n’avez sans doute pas le même humour.

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À faire : prenez la main

Si vous trouvez que les questions que l’on vous pose ne mettent pas vraiment vos atouts ou votre expérience en valeur, n’hésitez pas à prendre la main de la conversation pour vous vendre. Si l’on vous demande ainsi quelles sont vos qualités en termes de gestion, au lieu d’en énumérer vaguement quelques-unes, évoquez des exemples concrets de projets dont vous étiez en charge et que vous avez menés à bien.

Parlez de vos succès les plus remarquables et montrez en quoi ils font de vous le meilleur candidat pour le poste.

À ne pas faire : prendre les choses pour vous

Bon, vous avez fait le point, vous vous tenez droit(e), vous regardez bien votre interlocuteur dans les yeux, vous parlez posément, vous êtes chaleureux(/se) et confiant(e) et, malgré tout, pas moyen de le dérider.

Ne le prenez pas pour vous. Pour certains recruteurs, rester de marbre est une tactique. Ils veulent voir comment vous gérez des situations de tension, comment vous résistez au stress et à la pression.

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D’autres recruteurs ne veulent pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et ne tiennent pas à vous donner de faux espoirs si un meilleur(e) candidat(e) vous succède. Restez positif(/ve) et professionnel(le). Ne vous laissez pas déstabiliser.

À faire : assurer le suivi de l’entretien, quoiqu’il arrive

Vous avez passé un mauvais quart d’heure et vous pensez qu’il n’est pas la peine d’envoyer une note de remerciement pour ce qui a sans doute été la pire interview que le recruteur ait jamais vue. Et pourtant, cet avis ne vous appartient pas. C’est au recruteur d’en juger. À nouveau : restez professionnel(le). Assurez donc le suivi de votre entretien et comportez-vous de la même manière que si votre entretien avait été un succès. Envoyez un mot de remerciement à chacun des recruteurs (s’ils étaient plusieurs).

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Les entretiens sont un peu comme les examens : votre impression sur la façon dont ils se sont déroulés ne se vérifie pas forcément. Essayez simplement de faire de votre mieux et de ne pas jeter l’éponge, même lorsque vous pensez que tout est perdu. Au pire, votre échec vous servira de leçon pour votre prochain entretien, qui vous semblera plus facile. Si vous avez de la chance, vous avez peut-être été meilleur(e) que vous ne le pensiez.

 


Source : mashable.com

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