« C’est une évolution culturelle qu’il faut instaurer avec l’implication de tous les acteurs de terrain »

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Développer une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est pas chose aisée. Pourtant, certaines institutions en soins de santé décident de franchir le pas…

La réflexion sur la responsabilité sociétale des entreprises au CHIREC (Centre Hospitalier Interrégional Edith Cavell) a démarré bien avant la pandémie. « En 2019, j’ai participé à un événement auquel étaient conviées des entreprises qui ont abordé le sujet et je me suis dit que ce serait bien de voir comment on pourrait l’implémenter au niveau du CHIREC », explique le docteur Benoît Debande, directeur général administratif et financier, qui est également allé prendre des informations chez Ethias, « qui a une longue tradition de RSE ». Pour rappel, le Centre Hospitalier Interrégional Edith Cavell (CHIREC) regroupe 3 sites hospitaliers: Ste-Anne St-Remi à Anderlecht (300 lits), Braine-l’Alleud - Waterloo (300 lits) et Delta (500 lits). Deux sites hospitaliers de jour (Cavell et la Basilique) ainsi que trois centres médicaux à Bruxelles (Parc Léopold, City Clinic CHIREC Louise, Europe-Lambermont) et en Brabant wallon (Jean Monnet) renforcent l’offre de soins de proximité.

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Peu de temps après, la crise sanitaire est arrivée. « Le covid nous a permis de mettre en sourdine le projet ou plutôt de le penser. Puis, Lauriane s’est présentée. Je reste persuadé que la vie est faite d’opportunités », ajoute-t-il à propos de la jeune Lauriane Tribel qui est chargée du projet RSE au CHIREC et qui est arrivée à ce poste seulement en février dernier. Diplômée en Management Science de Solvay/ULB, elle a fait son travail de fin d’études sur la RSE au sein des hôpitaux bruxellois et était donc très concernée par le sujet.

Benoît Debande, CHIREC

Benoît Debande, directeur général administratif et financier

Une approche globale

« Il existait bien évidemment déjà des initiatives dans l’établissement comme la gestion correcte des déchets ou de l’énergie mais, désormais, on parle d’initiatives qui s’inscrivent dans une approche globale et qui sont duplicables sur différents sites ». Ce qui n’est pas dénué d’intérêt ou de sens au niveau du personnel. « Je pense qu’il y a, dans la société, une conscience collective qui se met peu à peu en place. Au niveau du personnel, il y a également cette prise de conscience indispensable de la durabilité et, à mon sens, c’est intéressant pour les employés de voir que leur institution entend accompagner le mouvement et apporter sa pierre à l’édifice. Pour nous, la durabilité doit être environnementale, sociale et économique. Du côté des patients, on ne fait pas de la RSE un argument commercial mais c’est bien de montrer que nous y sommes sensibles ». 

De quoi attirer probablement de nouveaux talents, à l’image de Lauriane. « Ma génération est sensible à des valeurs comme celle-là. Un hôpital a pour mission de soigner la population mais pas au détriment de la planète ».

Lauriane Tribel, CHIREC [square]

Lauriane Tribel

Des actions cohérentes

Pour l’heure, le CHIREC travaille avec une entreprise de conseil en RSE qui l’aide à réaliser le diagnostic des actions déjà mises en place et des améliorations à apporter. «  A partir de là, nous verrons nos points faibles et nos points forts afin de nous assurer que nos actions vont dans le bon sens. Il faudra capitaliser sur le diagnostic pour créer des actions cohérentes », poursuit Benoît Debande. Quant à savoir le timing que l’institution s’est donné,  elle se sent actuellement davantage dans une prise de conscience. « Il faut pouvoir communiquer sur ce qu’on fait, coordonner une communication régulière et faire prendre conscience que des choses se font. Je dirai qu’on est plus dans un processus que dans un résultat. C’est une évolution culturelle qu’il faut instaurer au sein du CHIREC, avec l’implication de tous les acteurs de terrain », conclut Lauriane Tribel.

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