« Il a fallu réinventer nos métiers avec de nouveaux outils »

Rédigé par: Laurence Briquet
Date de publication: 29 nov. 2021

Bruxelles Formation

La crise sanitaire a poussé Bruxelles Formation à se réinventer, tout en restant en contact avec son public, malgré la distance. La digitalisation croissante a aussi aidé à amener plus de stagiaires vers les formations 100% en ligne.

Bruxelles Formation, le service public francophone de la formation professionnelle pour Bruxelles, occupe quelque 600 personnes, principalement des pédagogues qui sont formateurs ou conseillers pédagogiques. La crise sanitaire et les confinements de l’année passée ont évidemment été des moments difficiles pour les centres de formation qui ont su, malgré tout, garder le cap et proposer à leurs stagiaires des formations pour l’emploi et développer leurs compétences.

Formations en ligne

« Avant le confinement, nous avions déjà des formations en ligne. Depuis 2015, nous préparions déjà nos formateurs à inclure ces modalités de formations et aux outils numériques », explique Olivia P’Tito, Directrice Générale de Bruxelles Formation. « Au moment de la crise sanitaire, nous avons vraiment pu récolter ce que l’on avait semé. C’est clair que tout le monde a été bousculé. On a tous des compétences et lors de tels moments de crise c’est là que nous revenons à nos fondamentaux afin de nous réorganiser pour assurer la continuité de notre service au public », ajoute celle qui se félicite de l’agilité dont a fait preuve l’équipe de Bruxelles Formation.

« L’équipe a été fort mobilisée pour réinventer nos métiers avec de nouveaux outils. Nous avons tout fait pour rester en contact avec l’équipe et les stagiaires. Aujourd’hui, s’il existe toujours une part de dimension en ligne, l’essentiel est que les centres –les nôtres et ceux de nos partenaires- restent ouverts et assurent les formations en présentiel. On a évidemment boosté durablement la formation en ligne : +40% en 2020 et le nombre de chercheurs d’emploi inscris en 100% en ligne a continué à progresser de plus de 13% cette année », poursuit la directrice.

Olivia P'tito

Olivia P’Tito, Directrice Générale de Bruxelles Formation

Prêt de matériel

Très vite, une autre réalité s’est imposée : durant le confinement, Bruxelles Formation a été amené à prêter à ses stagiaires du matériel informatique portable pour lui permettre de continuer sa formation. « On a prêté le matériel des salles de formation et investi dans du nouveau matériel aussi. A l’heure actuelle, on a environ 400 PC qui tournent auprès de stagiaires et ça fonctionne vraiment bien. Notre crainte, c’est que notre public soit exclu des services offerts. On essaye donc de l’éviter. C’est aussi une manière de faire entrer le numérique dans toutes nos formations de façon plus systématique, durable et douce».

Comme dans d’autres secteurs, la digitalisation est en marche chez Bruxelles Formation. « On n’est pas encore en vitesse de croisière mais les progrès avancent bien », poursuit Olivia P’Tito. « Notre but, c’est vraiment de faciliter la vie des stagiaires ainsi que leurs apprentissages. On se rend compte qu’on amène de plus en plus de stagiaires dans le numérique par ce biais-là et l’on veut continuer pour n’exclure personne ». Les formations dans le numérique restant, avec la gestion, le management et la bureautique, les deux secteurs majeurs de l’offre régie par Bruxelles Formation et les secteurs de prédilection des stagiaires.

Pour ce qui est des métiers manuels nécessitant une présence physique en formation, la directrice se veut rassurante. « On ne devrait pas refermer les centres de formation, contrairement à l’année passée. Des mesures strictes sont mises en place. On est masqué en permanence et nous sommes monitorés, de façon anonyme, en ce qui concerne les cas de covid, tant parmi les agents que parmi les stagiaires», conclut-elle.

Laurence BRIQUET