« Il y a une cohérence entre les valeurs affichées et véhiculées et celles qui sont vécues »

Rédigé par: Laurence Briquet
Date de publication: 6 mai 2022
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Echange, accompagnement et formation sont les maitres-mots au cœur du recrutement du département de soins infirmiers…

Adrien Dufour [square]

Adrien Dufour, directeur du département infirmier, paramédical et services associés à la Clinique Saint-Luc de Bouge

Le département infirmier de la Clinique Saint-Luc, à Bouge, est, on l’imagine aisément, un service de taille importante. « Le service paramédical et les services associés, ce sont environ 83-84% du personnel de la clinique, soit environ 850 personnes », explique Adrien Dufour, directeur du département infirmier, paramédical et services associés à la Clinique Saint-Luc de Bouge. 

Un des maître-mots qui y guide le travail au quotidien, c’est l’échange. « Il y a une volonté permanente de garder le lien entre la direction et les collaborateurs. C’est dans notre ADN. On organise régulièrement des tables d’échanges entre les différentes équipes pour voir ce qui fonctionne ou pas, pour éventuellement revoir nos objectifs annuels, notre programme de formations ou encore l’accompagnement des étudiants. Les nouveaux engagés et les étudiants, par exemple, participent aux tables d’échanges car notre priorité, c’est véritablement le personnel », poursuit-il. 

Simulation

La collaboration avec les écoles et les étudiants est également une priorité du département. « Nous avons développé une offre de formation cohérente, basée sur de la simulation qui se fait chez nous, avec notre personnel et nos machines. C’est un projet, réalisé en partenariat avec deux hautes écoles de la province de Namur, qui fonctionne depuis 2 ans et on remarque une belle implication des acteurs ».

L’accompagnement est également parmi les missions du département. « Les étudiants de dernière année sont, par exemple, écolés pour gagner en autonomie. Ils ont un binôme qui fait que chaque infirmier est accompagné dans son parcours. Et on veut évidemment éviter les pertes d’accompagnement une fois diplômé. Cela passe par des demi-journées de formations. Il y a aussi des plans d’accompagnement avec des parrains et marraines. C’est, par exemple, sur 5 semaines dans l’unité des soins intensifs ». L’autonomie décisionnelle des équipes figure aussi au rang des éléments qui entrent en ligne de compte pour le bien-être du personnel. « Nous travaillons vraiment à permettre aux membres du personnel d’être acteurs dans les prises de décision et d’être acteurs dans leur service. L’autonomie décisionnelle fait partie de cela, tout comme notre programme de formation qui aide à se développer professionnellement en vue de combler les besoins de chacun en la matière ». 

Perception différente

Enfin, le dialogue fait aussi partie de l’ADN de la clinique. « Créer du lien, prendre le temps de parler avec les équipes et passer régulièrement dans les services permet de se rendre compte de la perception que chacun peut avoir des choses », poursuit Adrien Dufour qui œuvre, au quotidien, pour rendre son département « attirant » pour les nouvelles recrues. « On travaille, on l’a dit, avec des stagiaires et on essaye, autant que possible, de renvoyer une image positive qui ne soit pas mensongère. C’est bien d’être franc avec les candidats pour leur permettre de faire les bons choix. On travaille pas mal sur notre image, on occupe les réseaux sociaux et on essaye de faire rayonner nos valeurs, notamment dans des revues et sur ces mêmes réseaux sociaux. On propose des avantages qui ne sont pas que financiers. Il y a l’ambiance de travail qui entre en ligne de compte. On peut venir passer une demi-journée dans un service avant de postuler, par exemple. Notre employer branding a aussi évolué, ces dernières années. Quand un candidat postule chez nous, il n’est pas rare qu’il nous parle de valeur et de sens. Notre image a évolué. Parler de proximité et de respect, ce n’est pas une blague. Il y a une cohérence entre les valeurs affichées et véhiculées et celles qui sont vécues ». Et de mettre en avant ses collaborateurs. « Sans eux, on ne serait rien. Quand on engage un nouveau venu, on n’oublie pas ce côté « travailleur de terrain » qu’on a eu. Je me pose la question « A leur place, accepterais-tu ce tu leur demandes ? ». Je pense qu’il faut vraiment penser l’humain avant tout ».