« Ils manquent de confiance en soi »

Publié : lundi 25 septembre 2017

Chaque année, des milliers de jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail. Pour beaucoup, ce passage s’effectue semble-t-il dans le stress et l’incertitude. Robert Half a interrogé 500 employeurs à ce propos.

Les jeunes diplômés débutent leur carrière professionnelle avec un manque de confiance en soi. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le spécialiste du recrutement Robert Half auprès de 500 employeurs qui sont 47 % à pointer cette tendance. Pour eux, le manque de connaissances techniques constitue un obstacle moins important chez les jeunes diplômés. Car ce sont plutôt les compétences générales et relationnelles (« soft skills ») qui importent à leurs yeux. « Aujourd’hui, les entreprises ne regardent plus uniquement les compétences techniques des candidats. Leur manière de répondre aux questions lors de l’entretien d’embauche dénote par exemple leur enthousiasme ou leur négativité. Il est aussi possible de détecter leur capacité d’empathie ou leur faculté à travailler de manière autonome ou en équipe », expose-t-on chez Robert Half. « Ces aptitudes sont difficilement mesurables. Le candidat continue par ailleurs à les développer avec les années. » Le recruteur vérifie souvent ces capacités sans que le candidat ne s’en rende compte. C’est pourtant là, apparemment, où le bât blesse : 4 entreprises sur 10 (39 %) indiquent que les jeunes diplômés ne disposent pas de compétences générales et relationnelles suffisantes. « Les soft skills sont des compétences propres au candidat. Pour sortir du lot, il faut donc absolument se concentrer sur ses compétences sociales, stratégiques et communicatives. Si l’on dispose déjà des compétences techniques exigées, c’est ce qui fera la différence pour obtenir le poste, commente Frédérique Bruggeman, Managing Director chez Robert Half BeLux. En effet, vous ne serez pas le seul candidat à présenter le bon diplôme ou les bonnes qualifications : en montrant que vous avez également ces compétences générales tant appréciées, vous prendrez l’avantage dans le processus de sélection. » Pour y parvenir, les jobs d’étudiants constituent de plus en plus une manière appréciée par les employeurs de mettre en évidence l’acquisition de telles compétences.

Formations techniqes insuffisantes

Près de 4 employeurs sur 10 pensent également que les formations techniques actuelles sont insuffisantes. « Nous conseillons à nos clients de regarder plus loin que les simples compétences techniques, poursuit Frédérique Bruggeman. Celles-ci pourront être acquises plus facilement, au travers de formations ou par la pratique, qu’une adhésion à la culture de l’entreprise. Il convient surtout de se concentrer sur les “must-have-skills” et, ensuite, de travailler sur les “nice-to-have-skills”. Comme entreprise, vous n’avez plus le choix et le temps de trouver le candidat de vos rêves. »

B.J.

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