« Ma plus grande peur a toujours été d’avoir des regrets plus tard »

Rédigé par: PA.ML.
Date de publication: 19 févr. 2022
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Conseiller en placement au sein d’une banque, c’est de l’autre côté du globe qu’Antoine s’est lui assuré d’être épanoui dans son travail.

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Antoine, Conseiller en placement au sein d’une banque. ▶ D.R.

« J’avais un boulot confortable, avec des horaires fixes et des super collègues en Belgique, mais j’avais l’impression d’avoir un plafond de verre au-dessus de moi », confie-t-il. 

« Depuis l’âge de 16 ans, je rêvais de mener une carrière à l’international, de prendre des risques et de vivre à 100 à l’heure. Ma plus grande peur, ça a toujours été d’avoir des regrets plus tard. Alors en 2019, j’ai tout plaqué pour partir à l’autre bout de monde, en Australie ».

À son arrivée au pays des kangourous, le jeune homme, aujourd’hui âgé de 28 ans, n’a qu’une seule idée en tête : se faire une place dans le secteur qui l’a toujours animé, celui de la finance. Seulement voilà, son visa permis « vacances-travail » le pousse à s’en détourner. Du moins, dans un premier temps. « Je pouvais travailler au maximum six mois pour une même société avec ce visa. Autant dire que les banques ne se bousculaient pas pour m’embaucher », raconte Antoine.

Pour prolonger son visa d’un an, le Belge enchaîne alors les petits boulots. Durant quatre mois, il travaille dans une ferme où il cueille des pommes, avant d’effectuer des courses pour un service de livraison de repas. Dans sa poche, il encaisse tout juste de quoi payer son loyer et sa nourriture. Jusqu’à l’arrivée du poste tant espéré. « J’ai été engagé comme analyste en crime financier dans une banque à Sydney. Je suis seul, sans vie de famille, donc je me suis investi à 1000 % dans mon travail. 

Je ne comptais pas les heures, mais j’adorais ça. Au bout d’un an et demi, j’ai été promu assistant manager. 

Et là, je me suis dit que mes efforts avaient payé ».

Ce job, Antoine le savoure, d’autant plus lorsqu’il repense à ce par quoi il est passé. De nouvelles opportunités s’offrent cependant déjà à lui. Il les saisit, et intègre un poste en Risk management dans la société de consultance qui l’a toujours fait rêver. Sa carrière a aujourd’hui pris l’envolée tant souhaitée.

« Ce qui me rend heureux aujourd’hui, c’est d’avoir un travail hyperactif », se réjouit Antoine. « Tous les matins, je me lève en ayant envie de me surpasser, et j’adore ça. Jusqu’à ce que j’aspire à une vie de famille et que j’ai de nouvelles attentes ». Preuve qu’au cours d’une existence, la notion de bien-être peut prendre bien des visages… Et que dans la vie, tout porte un jour ses fruits !

PA.ML.