« Nous ambitionnons d’être une locomotive en matière d’ESG »

Rédigé par: Laurence BRIQUET
Date de publication: 17 juin 2022
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En matière de durabilité et d’ESG (Environment, Social & Governance), il y a les entreprises qui suivent le mouvement et puis, il y a celles qui décident de le mener. Comment une fermeture des bâtiments, un déménagement ou encore un mouvement qui mobilise des collaborateurs engagés peuvent-ils impacter l’empreinte carbone d’une société ?

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Regeneration Movement invite les employés à davantage s’engager et se mobiliser. « L’idée n’est pas de simplement limiter son impact négatif sur la planète mais vraiment d’avoir une vision à plus long terme, de redonner plus à la planète que ce qu’on lui prend et de travailler à sa bonne santé ». 

La question de la durabilité n’est pas neuve chez Ethias, entreprise active dans le secteur des assurances. « Notre ambition est grande en matière d’ESG (Environment, Social & Governance) », explique Julien Balistreri, DRH chez Ethias. « Nous ne souhaitons pas être un wagon dans le train vers plus de durabilité mais bien être la locomotive. Nos premiers plans en la matière remontent à 2007. Dix ans plus tard, nous avons lancé le plan « Change over » dont l’objectif était de réduire nos émissions de CO2 de 30% d’ici 2025 et d’être « zéro carbone » en 2030. Avec 4 ans d’avance, on a déjà atteint les -30% », ajoute-t-il. C’est évidemment passé par une rationalisation des bâtiments (Ethias s’apprête à déménager dans un bâtiment qui utilisera notamment l’eau pour produire son électricité et un incinérateur à déchets pour son chauffage), une réduction de la consommation d’énergie mais aussi un changement de stratégie au niveau des véhicules (devenus davantage éco-responsables).

Fermeture hebdomadaire

« La réflexion a été multiple », ajoute Julien Balistreri. « On s’est vraiment posé la question de savoir comment on pourrait accélérer le mouvement. Il y aura le déménagement en 2024 mais on a aussi eu envie de travailler sur le pouvoir d’achat des collaborateurs. Se déplacer pour venir travailler coûte cher. On est déjà à 50% de télétravail et on a regardé quel impact pourrait avoir sur l’empreinte carbone la fermeture de nos sièges un jour par semaine (le lundi). Une journée de télétravail émet 440 gr de CO2. Or, un véhicule diesel émet 132 gr par kilomètre. Donc, si le trajet vers le travail est supérieur à 2 kilomètres, la balance est avantageuse. La fermeture du lundi (effective depuis un mois) permet d’économiser 2,8 tonnes de CO2 par semaine ».

Pour ce qui est de la charge financière pour les collaborateurs, l’entreprise intervient dans le prix de la connexion web et propose une indemnité journalière pour le télétravail. « Ce qui a des effets sur l’équilibre vie privée/vie professionnelle. Plus de 90% de nos collaborateurs apprécient le télétravail ».

Assureur responsable

L’entreprise se montre aussi très sensible aux défis sociétaux. « Quand je suis arrivée dans l’entreprise il y a 4 ans, elle s’impliquait déjà en tant qu’assureur responsable qui met en place des initiatives où chaque collaborateur qui le souhaite peut s’investir comme des récoltes de dons pour les démunis, du mentoring pour les demandeurs d’emploi, des dons de mobilier à des associations… », explique Anaïs Grétry, Marketing Researcher. Par la suite, un département « Sustainability » a été créé et chaque équipe est désormais en contact avec lui, à travers un ambassadeur présent dans chaque département.

Anais grétry

Anaïs Grétry, Marketing Researcher chez Ethias.

Récemment, l’assureur a lancé le Regeneration Movement. Il y invite les employés à davantage s’engager et se mobiliser. « L’idée n’est pas de simplement limiter son impact négatif sur la planète mais vraiment d’avoir une vision à plus long terme, de redonner plus à la planète que ce qu’on lui prend et de travailler à sa bonne santé ». Les collaborateurs ont été sondés à propos des sujets qui les touchent et diverses initiatives ont vu ou verront le jour comme un vide-dressing solidaire, des projets de reforestation en Afrique, des formations et des conférences inspirantes, des journées « mains en terre », par exemple, pour nettoyer des cours d’eau ou encore des aides à des associations de jeunes défavorisés. Ajoutons à cela le hashtag WeAreFamily qui fait partie des thèmes et des valeurs de l’entreprise. « Quand une initiative est menée, on se serre les coudes ensemble, on est solidaire comme une équipe, comme une famille », conclut Anaïs Grétry, heureuse de l’engouement qu’elle qualifie de « très fort » de la part des membres du personnel, les jeunes, comme les plus anciens.