«Nous, on rentre là d’où les gens sortent en courant»

Rédigé par: Y.D.
Date de publication: 12 nov. 2018

CFPB

Brusafe est le nom donné à l’École Régionale des Métiers de la Sécurité, de la Prévention et du Secours. Cette association régionale regroupera prochainement l’École Régionale et Intercommunale de Police (ERIP), le Centre de Formation des Pompiers de Bruxelles (CFPB), l’Institut de Formation à l’Aide Médicale Urgente (IFAMU RBC) et une partie de l’École Régionale d’Administration Publique (ERAP). Chaque école s’adresse à des publics spécifiques, mais qui seront rassemblés sur un site commun pour développer des synergies entre tous les métiers de la chaîne de prévention et de sécurité. Brusafe accueillera chaque année environ 500 personnes en formation.

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Brusafe sera implantée dès la fin 2019 sur un site actuellement en cours de rénovation à Haren. Le complexe comprendra les quatre écoles ainsi qu’un centre d’orientation au recrutement. L’école offrira aux agents en formation une infrastructure plus adaptée grâce à une mutualisation des ressources et des moyens : plus d’espace et du matériel de pointe. Cela permettra la mise en valeur de ces métiers particuliers que sont ceux de la sécurité, de la prévention et du secours.

Le Centre de Formation des Pompiers de Bruxelles (CFPB) en bref:

 – École du feu - L’école du feu est le centre de formation bruxellois pour les pompiers (CFPB). Elle organise des formations pour les sapeurs-pompiers de Bruxelles.

CFPB

  • Nom complet : Centre de Formation des Pompiers de Bruxelles (CFPB)
  • Date de naissance : 2004
  • Public : Membres du personnel du SIAMU et entreprises et institutions de la Région
  • Lieu : Caserne centrale de pompiers de Bruxelles – Avenue de l’héliport 15, 1000 Bruxelles
  • Actions :
    • Assurer la formation, le perfectionnement et le recyclage des membres du personnel opérationnel du Service d’Incendie et d’Aide Médicale Urgente de la Région de Bruxelles-Capitale (SIAMU RBC).
    • Formations pour les entreprises et institutions de la Région de Bruxelles-Capitale (pour autant qu’elles aient trait à la prévention et la lutte contre l’incendie et la panique).

Le Centre de Formation des Pompiers de Bruxelles peut accueillir au maximum 72 recrues par an. En moyenne, le nombre annuel moyen de recrues s’élève à 50. Les formations se donnent par petits groupes de 12 ou 24. Les instructeurs sont des pompiers professionnels et des instructeurs du Service d’Incendie de Bruxelles avec plus de 5 années d’expérience. Tous les sapeurs-pompiers sont aussi secouristes-ambulanciers.

Dans le cadre de leur formation, les sapeurs-pompiers en formation bénéficient d’une tour de 5 étages permettant de s’entraîner pour les feux de maison, ainsi que d’une tour pour des situations nécessitant l’utilisation d’appareils respiratoires. Cette infrastructure permet au CFPB de former de nouveaux candidats, mais également aux personnes d’expérience de venir s’exercer tout au long de leur carrière à différents scénarios.

CF

 

Nous avons rencontré Christophe Van Helsland , Pompier , Formateur, et Coordinateur partie feu qui nous a parlé du métier de « soldat du feu », de son rôle de formation et de suivi des apprenants, des différentes missions du CFPB , et de l’intérêt de rejoindre une structure globalisante telle celle de brusafe pour les mener à bien.

Christ

M. Van Helsland, parlez-nous de vos fonctions ?

« Parallèlement à ma fonction de pompier à plein temps au SIAMU (Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente) de Bruxelles, je suis également formateur depuis maintenant sept ans et coordinateur pour la partie feu, une de nos 4 sous-sections [NDLA: Feu (lutte contre l’incendie), Secours techniques, Substances dangereuses et Ressources Humaines]. »

Comment forme-t-on quelqu’un à devenir pompier ?

« Les formations se divisent en trois parties : théorique, sous forme de cours en classe, pratique froide, un premier apprentissage de l’utilisation des différents outils,  et enfin pratique chaude, où différents exercices sont réalisés en simulant des conditions réelles pour apprendre à connaître et appréhender la chaleur, en utilisant par exemple ce que nous appelons "la tour feu". Nous utilisons des containers, assemblés en différentes combinaisons, pour reproduire autant de configurations différentes de foyers (de feu). »

Quels sont selon vous les qualités ou traits de caractère incontournables à posséder avant d’embrasser la carrière de pompier ?

« Pour moi le pompier doit avoir un profil de "MacGyver". C’est-à-dire qu’il doit être débrouillard, bien équipé et allier les mains et la tête (ou la tête et les jambes). Il doit posséder un esprit à la fois pratique et créatif pour trouver des solutions adéquates à une situation donnée. Il faut pouvoir gérer son stress, être calme et réfléchi dans la prise de décision rapide. Nos cours servent à préparer à tout type de danger qui peut survenir. Nous, on rentre là d’où les gens sortent en courant ! Il est donc absolument essentiel de savoir évaluer les risques, se focaliser sur les aspects importants et réfléchir avec discernement à ce qu’il convient de faire, en fonction des données disponibles. Enfin, et c’est peut-être là le plus important, ce métier, où votre vie dépend de vos coéquipiers et inversement, nécessite un esprit d’équipe très développé. »

Que pensez-vous de l’intégration du CFPB à la future structure Brusafe ?

« La nouvelle structure brusafe devrait indéniablement constituer un plus pour nous, et ne pourra que renforcer la collaboration entre les différentes écoles et donc entre les différents acteurs de terrain. Nous développons déjà des équipes, les CET ("Casual Extraction Team") pour faire face à des situations de crises où une collaboration accrue est nécessaire. Ce genre d’opérations multidisciplinaires, tels les "plans catastrophe" dans lesquels les cinq services (Ambulanciers, Armée, Médias, Police, Pompier) interagissent de manière coordonnée, pourraient être facilitées par le cadre mis en place par brusafe. Nous nous réjouissons évidemment de recevoir de nouvelles possibilités de cours et de nouvelles infrastructures. »

CFPB

 

Nous avons donc recueilli l’avis d’un formateur. Mais qu’en pensent à leur tour ceux qui vivent au plus près la réalité concrète de ces métiers au quotidien ?

Ludo    Hadi

« Mon métier, j’en suis fier. »

Ludovic et Hadi, tous deux sapeurs-pompiers, s’expriment sur la réalité de leur métier et sur les motivations qui les animent au quotidien:

Hadi : « J’ai toujours voulu exercer un métier qui venait en aide aux personnes. »

Ludovic : « Je m’appelle Ludovic, je suis sapeur-pompier à la région de Bruxelles-Capitale depuis 2014. La journée-type chez les pompiers, c’est une journée où on est de garde pendant 24 heures. On commence à 8 heures avec l’appel, où l’on sait si on est affecté au véhicule ambulance ou incendie. Nous procédons alors à l’inventaire des véhicules où on vérifie le bon fonctionnement du matériel. Ensuite, nous avons plusieurs heures pour faire du sport et pour suivre de formations en interne, théoriques et pratiques. Quand on entend l’alarme retentir, peu importe ce qu’on est en train de faire à la caserne, on part immédiatement sur le lieu de l’intervention. On ressent alors une montée d’adrénaline. On sait sur quoi on va mais on ne sait jamais ce qu’on va trouver sur le terrain. On est drillés à faire certains gestes tous les jours mais chaque intervention est différente. »

Hadi : « La caserne c’est comme une famille : on dort ensemble, on mange ensemble, et on fait nos interventions ensemble. Chaque garde et chaque intervention sont différentes. On est amenés à voir réellement de tout. »

Ludovic : « Si mon fils ou ma fille voulait devenir pompier, je les y encouragerais vivement. Car je trouve que c’est le plus beau métier du monde. On est tous au même niveau. Qu’on soit pauvre, riche, peu importe notre culture : quand on a cet uniforme, on est pompier et rien d’autre ! Il faut être altruiste, respectueux, entraîné et garder la forme. L’ambiance au sein de la caserne est vraiment comme celle d’une famille. On vit beaucoup de choses ensemble, des émotions très fortes. On a un travail d’équipe, donc forcément ça crée des liens. C’est un métier où on veut aider les gens, où on n’a pas besoin de reconnaissance pour ce qu’on fait. On le fait parce qu’on aime aider les gens. » 

CFPB

Venez les rencontrer directement au Salon des Métiers de la Sécurité, de la Prévention et du Secours !

Quand ? Le samedi 17 NOVEMBRE 2018

Où ? Palais 10 - Heysel

à S’inscrire

à Retrouvez ici plus d’information sur les quatre écoles

Si vous désirez devenir pompier, une de ces formations de base vous sera dispensée.

Une fonction au SIAMU vous intéresse ? Vous avez envie de travailler sur le terrain, de protéger les citoyens de votre région ?

www.jedevienspompier.be/fr

www.fireschool-bru.be