«Nous sommes chargés de fournir des métros fiables et sécurisés pour nos deux clients: le conducteur et l’usager»

La STIB - fournir des métros fiables

Pour mener à bien sa mission, c’est-à-dire garantir la circulation des métros dans la capitale, la STIB emploie une véritable task force composée de profils aux compétences techniques et humaines: chefs de dépôt, responsables temps réels, techniciens, brigadiers et agents de maintenance veillent à faire du métro un moyen de transport fiable, sécurisé et sécurisant.

Afin de mener à bien ses missions, notamment celle d’assurer le transport public des citoyens à Bruxelles, la STIB dénombre près de 10.000 collaborateurs. Côté maintenance technique du matériel roulant métro, ce sont près de 300 travailleurs actifs au sein de plusieurs dépôts bruxellois qui, à leur échelle, s’assurent que les métros soient opérationnels.

Plus concrètement, ils œuvrent à la maintenance préventive et corrective du métro en lui-même et de ses organes (NDLR : toutes les pièces électriques, mécaniques, pneumatiques, électroniques réparables du métro comme les moteurs de traction, les compresseurs, les portes, etc.). « Notre rôle est d’assurer l’offre de transport pour deux clients : le personnel de conduite et l’usager. Nous sommes chargés de fournir des métros fiables, en bon état pour le personnel de conduite et pour transporter le passager en toute sécurité », explique Guillaume Diquas, ingénieur industriel en mécanique et responsable de la maintenance du matériel roulant à la BUM (Business Unit Metro).

Guillaume Diquas, ingénieur industriel à la BUM

Guillaume Diquas, ingénieur industriel en mécanique et responsable de la maintenance du matériel roulant à la BUM (Business Unit Metro)

Différents types de profils

Au sein des dépôts, qui ont tous une organisation et des tâches qui leurs sont propres, on retrouve différents types de profils comme les agents de maintenance et les techniciens qui réalisent le travail de terrain. Les premiers ont la charge de la bonne application du plan de maintenance pour le métro tandis que les seconds travaillent sur des avaries et analysent la cause de la panne du matériel et agissent en conséquence. Ces métiers passent par la case formation (formation technique de 80 heures et formation de 800 heures sur le terrain) avant de pouvoir exercer pleinement leurs fonctions.

Cependant, il n’y a pas que le côté technique qui compte dans ces deux professions, comme le constate Guillaume Diquas : « Nous cherchons actuellement des techniciens et des agents mais notre recrutement ne repose pas uniquement sur les compétences techniques indispensables à ces deux métiers. L’envie d’apprendre, l’esprit d’’équipe et la flexibilité sont aussi des critères très importants pour nous. » Le bagage scolaire, lui non plus, n’est pas le seul critère d’engagement à la STIB« un jeune motivé, sans expérience, qui montre qu’il a envie et fait des efforts est aussi un candidat intéressant. La façon d’être de la personne est tout aussi importante que le diplôme. »

Des compétences techniques mais pas que…

Plus haut dans la hiérarchie, on retrouve le chef de dépôt, ingénieur de formation, responsable hiérarchique de toute l’équipe, qui se préoccupe, à plus large échelle, de la maintenance du métro en temps et en heure. Les défis à relever sont multiples. Il faut par exemple, tous les jours, analyser les indicateurs de disponibilité et de fiabilité du matériel roulant et décider des actions correctives qui s’imposent. « Quand un métro rentre en dépôt plus tôt que prévu, il pourrait y avoir un problème de fiabilité. Nous analysons cela en termes de kilomètres perdus et nous mettons tout en œuvre pour que cela ne se produise plus. » 

L’innovation est aussi un enjeu de taille. « Bien que nous ayons de nouveaux dépôts (le dépôt Erasme) et du nouveau matériel (les nouvelles rames M7 roulent depuis juillet 2021 sur la ligne 1), certains métros datent encore des années 70. Le défi est de continuer à les faire rouler, malgré les défis techniques qui se présentent à nous comme l’obsolescence de certaines pièces. Nous avons de l’ancien et de la nouveauté. Là repose la complexité et la richesse du métier de chef de dépôt. Il faut aussi former le personnel à cela et lui donner les compétences techniques nécessaires. » Mais, une fois de plus, selon Guillaume Diquas, le savoir-faire technique de la fonction ne fait pas tout. « Le chef de dépôt doit certes maitriser les aspects techniques mais il doit également avoir des bonnes capacités de gestion. De l’autonomie, de la prise de décision, de l’anticipation et de la proactivité. Le leadership est très important dans cette fonction. »

Agents de maintenance, techniciens ou chefs de dépôts… C’est avec de la détermination ainsi que des compétences techniques et humaines que le personnel technique de la STIB peut prétendre à des postes plus élevés et progresser en interne. « Tout est possible, mais cela dépend de la volonté et de la motivation des candidat.e.s. », conclut Guillaume Diquas.

 

 

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