« Nous voulons renforcer cette idée selon laquelle le Belge doit prendre sa carrière en main »

Rédigé par: Julie Delcourt
Date de publication: 29 mars 2021
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Federgon, la fédération professionnelle

Federgon, la fédération des prestataires de services RH, met tout en œuvre pour faciliter les tâches quotidiennes des recruteurs, des entreprises clientes et des candidats. Pour ce faire, elle soutient et entreprend toute démarche permettant le développement d’outils et d’applications numériques qui viennent améliorer et simplifier la relation de travail, en la rendant 100% numérique.

Federgon, la fédération professionnelle des prestataires de services RH, rassemble des membres internationaux, mais aussi des PME et ses domaines de prédilection sont : l’intérim, les titres-services, le recrutement, l’outplacement, l’intérim management, le projectsourcing et la formation, entre autres. L’un des projets phares de la fédération, en termes de Nwow, est de stimuler l’offre de services RH à la pointe de la technologie. « Nous proposons par exemple la plateforme HR Tech qui s’adresse à la fois aux startups qui ont des outils en RH ainsi qu’à nos membres, pour les aider à se digitaliser. Il y a aussi la plateforme d’accompagnement de carrière et celle dédiée au bien-être qui fournit des conseils aux entreprises pour aider les collaborateurs à sentir qu’ils ont une valeur ajoutée », explique Ann Cattelain, CEO de Federgon.

Force est de constater que la numérisation est au cœur des activités de la fédération qui aspire à organiser tout le travail administratif de ses membres en ligne. Ce défi a déjà été relevé sur le marché du travail intérimaire : « Nous sommes pionniers dans ce secteur. Nous étions les premiers à travailler avec des factures électroniques et à développer les chèques-repas électroniques. » Aujourd’hui, Federgon peut partager le succès de la plateforme qui donne accès, à tous les intérimaires de toutes les agences d’intérim, à l’ensemble de leurs documents sociaux. Un véritable gain de temps grâce à la numérisation des formalités administratives entre un employeur et ses travailleurs : « La plateforme InterimSign indique quand le contrat est disponible, permet la signature électronique du contrat et propose aussi un système d’archivage où il est possible de consulter tous les contrats signés. L’avantage ? Une seule et même plateforme avec un seul identifiant et un mot de passe. Il n’est plus nécessaire de s’inscrire sur plusieurs plateformes intérims », se félicite la CEO.

Autre projet digital en cours, destiné cette fois-ci aux travailleurs belges et à leur transition sur le marché de l’emploi : le WorkID, le portefeuille d’un candidat où toutes ses données personnelles sont regroupées. « Nous voulons aller plus loin avec ce projet et le connecter aux bases de données du gouvernement, comme celle de l’ONSS, afin de savoir quel est le profil du travailleur : flexi-job, étudiant, etc. » Le candidat reste ainsi le propre propriétaire de son portefeuille tout en étant libre de le partager avec les employeurs.

Ann Cattelain, CEO de Federgon

Ann Cattelain

Assurer la transition sur le marché de l’emploi

Sur le long terme, l’objectif d’un projet comme la plateforme WorkID est son application à l’ensemble des sociétés du pays. « Nous envisageons aussi de greffer ce compte au compte ‘formation’ pour centraliser les informations et avoir un seul portfolio pour tout ce qui concerne le travail, en particulier, et la carrière professionnelle, en général. Il est très important que tout ceci soit ‘RGPD-proof’, respectueux de la vie privée du candidat », ajoute Ann Cattelain.

Federgon met ainsi également un point d’honneur à accompagner les travailleurs dans leur apprentissage. « Nous plaidons en faveur d’un accompagnement des travailleurs tout au long de leur carrière afin qu’ils se forment pour encore mieux comprendre ce qu’ils doivent faire avec ce qu’ils ont appris et développer de nouvelles compétences. » Dans cette optique, la fédération soutient le développement d’une application ‘formation’ avec un propre compte individuel où chacun pourrait ajouter du budget, l’employeur dans un premier temps. « Mais pour nous, la formation est une responsabilité partagée entre toutes les parties ; le secteur, voire l’état et même le travailleur peuvent ajouter du crédit sur le compte ‘formation’. »

 

Stimuler la volonté d’apprendre

Cet outil numérique entend dépasser l’emploi actuel du candidat, il se veut intersectoriel. Il vise aussi à lutter contre ce manque de soif d’apprentissage généralisé, comme le constate la CEO : « Nous savons que la volonté d’apprendre n’est pas très grande parmi la population belge. » C’est pourquoi il est primordial de stimuler les travailleurs : « Nous voulons proposer des outils adressés aux candidats en vue d’analyser leurs compétences et de leur suggérer un choix de formations. » D’autres idées fusent encore. Tous les projets de Federgon en cette matière sont consultables dans leur White Papers.

Avec la plateforme InterimSign, le WorkID et le compte ‘formation’, Federgon repense la manière de travailler et facilite les tâches quotidiennes entre employeurs et travailleurs en digitalisant certaines pratiques : les processus de recrutement et de dépôt de candidature sont amenés à se transformer. Plus encore, toute cette transition digitale vise à faire la promotion de la demande et non plus de l’offre, en vue de consolider l’employabilité du travailleur belge. « Nous voulons renforcer l’idée que c’est le candidat qui prend sa vie et sa carrière en main. Plus globalement, nous voulons préparer tout un chacun à la vie professionnelle de demain », conclut Ann Cattelain.

 

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