«On trouve aisément du boulot»

Rédigé par: Clara Van Reeth
Date de publication: 15 oct. 2018
Catégorie:

Cons

La construction recrute, c’est un fait. Nous avons interrogé deux «jeunes» recrues qui ont fait le choix de rejoindre ce secteur en croissance. «C’est un travail divertissant. On fait de tout, tout le temps, et on n’a jamais le temps de s’ennuyer. Et puis l’avantage de cette pénurie pour nous, les jeunes, c’est qu’on sait qu’on peut facilement trouver du boulot, ici ou ailleurs», estime Vincent, 23 ans, engagé comme machiniste/conducteur d’engins, après des études secondaires techniques pour devenir conducteur d’engins de chantier.

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Ayant effectué tous ses stages et ses jobs d’étudiant dans l’entreprise qui l’a recruté, il estime que, «si l’école nous apprend les petites bases, ce sont les stages qui m’ont permis de me mettre dans le bain, petit à petit». De fait, il a réalisé durant son cursus 3 semaines de stage en 5e secondaire, et 2 fois 2 semaines en 6e. «C’était le moment que tout le monde attendait, on touchait enfin à la réalité des choses. J’aurais voulu avoir beaucoup plus de semaines de stage», assure-t-il.

Des propos confirmés par Manu, âgé de 29 ans, qui a commencé son parcours par un apprentissage «CEFA» de trois ans en tant que mécanicien auprès de l’entreprise qui l’a finalement recruté. Cette entreprise, qui avait besoin d’un mécanicien spécialisé dans les engins de construction («très difficile à trouver», selon son employeur), l’a engagé il y a neuf ans et a continué à le former sur le terrain. «Depuis que je suis tout petit, je chipote à la mécanique, j’ai découvert le métier avec mon oncle, c’était une évidence que j’allais me lancer là-dedans», poursuit Manu qui admet que «l’école n’était pas trop mon truc, du coup j’ai choisi l’alternance. J’ai beaucoup appris en étant trois jours par semaine chez un employeur, et toujours le même pendant trois ans. En sortant de l’école, on n’est pas suffisamment formé».

Nos interlocuteurs confirment: dans la construction, on peut trouver d’autant plus d’opportunités que la pénurie de main-d’œuvre est flagrante. «Il y a beaucoup de jeunes qui ne veulent rien faire. Pour travailler, il faut le vouloir», assure l’un tandis que l’autre constate qu’«il y a beaucoup d’intérimaires qui repartent très vite de l’entreprise. Sans doute parce que le métier est trop dur pour eux».

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