«Talentum» en mode virtuel

 

Talentum

Avec la crise sanitaire, les salons de l’emploi doivent aussi se réinventer. Impossible d’organiser une rencontre physique entre employeurs  et candidats. Le salon «Talentum» passe donc en mode virtuel.

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Les allées des salons de l’emploi risquent de rester bien vides dans les prochains mois en raison de la crise sanitaire. Devant l’impossibilité d’organiser un événement en présentiel, nombreux sont ceux à se réinventer, à l’image du salon «Talentum» organisé par Références. Le 4juin dernier, pour son édition d’Arlon, il est passé en mode virtuel. Une expérience réitérée ce jeudi 10 septembre pour la région namuroise. «On conserve la sauce Talentum mais on la met au goût du jour en passant au numérique. Nous faisons toujours en sorte de faire connaître l’événement pour s’assurer de la participation des employeurs comme des candidats. Au lieu de déambuler entre des stands physiques, les candidats naviguent virtuellement entre les différents employeurs grâce à une interface créée pour l’occasion», explique Derek D’Ursel, directeur de Références. A l’image d’un salon classique, chaque employeur est représenté par son logo. Sur chaque stand virtuel sont disponibles une vidéo de présentation de l’entreprise, des brochures d’information ainsi que la liste des postes à pourvoir. Pour entrer en contact avec des potentiels employeurs, les candidats sont invités à utiliser le chat prévu à cet effet. Pour ce faire, ils doivent au préalable s’enregistrer pour l’événement. «C’était un élément clé pour nous. On voulait pouvoir conserver en quelque sorte le contact d’humain à humain. C’était donc impensable que les candidats se connectent sous des pseudos anonymes», estime Derek d’Ursel.

Un sacré challenge

Le Talentum n’a eu que deux mois pour passer en mode numérique. Un défi de taille pour les organisateurs qui tenaient à jouer leur rôle sociétal, en permettant aux gens de rester le moins possible sur le marché de l’emploi. Un pari réussi au regard des premières impressions des employeurs. «Je dois avouer que j’étais un peu réticent au début quand j’ai appris que cela se faisait en ligne. Ce qu’on aime dans les salons, c’est justement de pouvoir rencontrer physiquement les candidats», reconnaît Antoine Limage, IT recruteur pour Connect People, «mais finalement, je suis plutôt satisfait de la manière dont cela s’est déroulé. L’interface est très intuitive et facile d’utilisation. On dispose d’une version numérique des CV directement, ce qui nous permet de constituer plus facilement nos bases de données. On interagit facilement avec les candidats via le chat. Et si le feeling passe bien, on peut lui proposer de passer en vidéoconférence.» Une manière de ramener un peu d’humain dans ce processus de recrutement qui certes ne remplace pas la discussion physique, mais qui a au moins le mérite d’exister. «Il faut se dire que c’est mieux que rien», considère Daphnée Lambert, responsable du recrutement chez Vivalia, «nous venons de vivre des mois très compliqués au niveau du recrutement avec le coronavirus. D’autant plus dans le milieu des soins de santé où les besoins étaient déjà criants avant la crise sanitaire. Nous étions ravis de voir que le salon était maintenu même si c’était en ligne. C’était une opportunité importante à saisir pour montrer que l’on recrute toujours des profils très variés.»

Du temps gagné, des possibilités décuplées

Le Talentum version 2.0 permettrait également aux recruteurs de rentabiliser leur temps. «On a très vite une vue d’ensemble du candidat, ce qui nous permet de savoir assez vite si la collaboration peut fonctionner ou non. Et puis entre deux chats, on peut continuer à travailler sur nos autres tâches quotidiennes, chose qu’on ne peut évidemment pas faire sur un salon». Le salon virtuel attirerait également des candidats qui n’auraient pas l’occasion de faire le déplacement, parce qu’encore occupés auprès d’un employeur par exemple. Il permet également de décupler les possibilités de recrutement post-événement. «En s’inscrivant, les candidats téléchargent leur CV sur l’interface. Ils peuvent également choisir si celui-ci peut être consulté par l’ensemble des employeurs du salon, et pas seulement par ceux qu’ils rencontrent. 54% des candidats ont fait ce choix, permettant ainsi aux entreprises de s’intéresser aux profils des visiteurs qui ne se sont pas présentés à leur stand», développe Derek D’Ursel. Le Talentum conserve en revanche son ancrage local en organisant des événements virtuels propres à chaque région. Une manière à nouveau de garder l’humain au centre du processus.

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