« Technologue, un métier (en déficit) d’image »

Métier d’excellence en constante évolution qui demande à la fois des qualités techniques et humaines, les technologues en imagerie médicale font partie des perles rares que les hôpitaux recherchent activement.

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Sens du contact, empathie, respect, humanité, et polyvalence. Ce ne sont là que quelques-unes des qualités nécessaires pour exercer les métiers de la santé, même ceux qui ne constituent pas à proprement parler des métiers de soins. C’est notamment le cas pour le métier de technologue en imagerie médicale. Pour évoquer les réalités actuelles, nous avons rencontré Didier Vandeput, Technologue en Chef à l’hôpital Sainte-Elisabeth du CHU UCL Namur.

« Le métier de technologue, qui n’est pas apparenté à celui de médecin, est vraiment méconnu du grand public alors même qu’il existe depuis plus d’un siècle. Il n’est enseigné en tant que tel et plus directement "sur le terrain", que depuis la fin des années 90. Seules trois écoles, situées à Bruxelles, Charleroi et Liège forment et donnent accès en Belgique francophone à ce métier d’ailleurs en pénurie quasi structurelle » indique en guise d’introduction Didier Vandeput.

Le métier s’est fortement développé dans les circonstances tragiques de la 1ère guerre mondiale, où les nouvelles techniques qu’il mettait en œuvre permettaient de repérer les éclats métalliques dans le corps des soldats, et d’ainsi les sauver en leur évitant une septicémie.

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Depuis, l’évolution technologique a été fulgurante. Aujourd’hui, le type d’examen et les méthodologies employées varient en fonction du type d’examen prescrit et de ce que l’on cherche à trouver. La finalité étant d’obtenir la meilleure qualité d’image et donc le meilleur matériel pour le médecin, en diminuant autant que possible l’exposition du patient aux rayons. « C’est d’ailleurs un aspect particulièrement notable de notre métier. L’amélioration continue et graduelle de la technologie, permet d’obtenir la même, voire une meilleure qualité d’image, en diminuant constamment l’exposition.»

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L’entité hospitalière namuroise se définit elle-même au travers de 5 valeurs : bienveillance, excellence, exemplarité, respect et synergie. À laquelle d’entre-elles, le technologue s’identifie-t-il le plus ?

« Les technologues en imagerie médicale doivent posséder plusieurs qualités incontournables pour exercer leur métier de manière qualitative et efficace. Savoir s'adapter, être à l'écoute, faire preuve d'humanité et d'empathie représentent en effet des traits importants. Mais je dirais que l’excellence occupe ici une place prépondérante, dans la mesure où la qualité de notre travail aura une influence sur le diagnostic du médecin, et donc indirectement sur le traitement du patient. Nous nous devons donc de lui fournir un matériel qualitatif et le mettre dans les meilleures dispositions possibles. C’est encore plus vrai en imagerie interventionnelle (intervention chirurgicale sous contrôle radio / scanner) où le patient est pris en charge en respectant les règles d’asepsie et d’hygiène comme au bloc opératoire. »

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La mise en réseau des hôpitaux belges, qui va centraliser et coordonner les services et équipements, a-t-elle un fort impact sur le métier ?

« Oui. On ne fait bien que ce que l’on fait souvent. L’hyperspécialisation et donc la répétition de certaines tâches ne peuvent qu’augmenter leur qualité. Au niveau des équipements, il est clair que l’imagerie médicale représente un haut poste de coût, d’autant plus qu’elle évolue et se perfectionne tellement vite, que chacune de nos machines est remplacée tous les 7 à 10 ans malgré le fait qu’elle fonctionne toujours. Nous avons à Sainte-Elisabeth 4 salles de radio, 2 scanners, 1 Cone Beam (imagerie volumétrique par faisceau conique), 1 IRM, 2 salles de mammographie, 2 salles d’échographie et 1 ostéodensitomètre. Vu l’incidence de la diminution du rayonnement sur le patient et l’importance du gain des performances, c’est évidemment aussi inévitable que souhaitable. Cette réalité a par ailleurs une incidence directe sur notre métier : pour accompagner ces évolutions constantes, nous devons mettre à niveau nos connaissances en suivant un minimum de 15 heures de formation par an. »

 

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