«Un projet qui va reconnecter le nord au centre de Bruxelles»

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Le nouveau projet de tram à Neder-Over- Heembeek occupe actuellement deux chefs de chantiers dont Catherine Mignon, cheffe de chantier voies à la STIB, et son équipe. «Il faut rédiger le cahier des charges pour la pose des voies de tram. La demande de permis d’urbanisme a été introduite. C’est un nouveau tracé. Le tram n’y existe pas, il faut donc tout installer et coordonner le tout, comme le passage des impétrants. C’est un très beau projet qui va reconnecter le nord au centre de Bruxelles», explique-t-elle.

Ce sera en effet une nouvelle liaison rapide avec le centre-ville car, après 15 ans d’importants investissements par la ville de Bruxelles, après le développement de logements, d’infrastructures collectives et de services publics, c’est à présent la mobilité qui est au cœur de toutes les attentions à Neder-Over-Heembeek. Ce projet de tram est donc vu comme une occasion unique de mieux connecter le quartier au reste de la Région, tout en améliorant également en profondeur la qualité de l’espace public tout au long du tracé. Le choix du tram est justifié par une étude d’impacts menée en 2019, les autres modes de transport disposant d’une capacité trop limitée pour faire face aux perspectives de fréquentation liées à l’augmentation démographique du quartier.

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Compétences variées

Pour mener le projet à bien, il faut évidemment interconnecter plusieurs départements de l’entreprise ayant chacun des compétences variées. «Je pense aux métiers électriques car il faut amener l’électricité sur le chantier, relier les stations entre elles par la fibre optique, installer la signalisation, les lignes aériennes, sans oublier tout le côté informatique. Penser aux quais et aux arrêts, notamment pour les personnes à mobilité réduite, faire en sorte que ces arrêts s’intègrent bien dans l’environnement… Bref, que tout le monde vienne «accrocher» ses éléments au bon moment. La Région en profite aussi pour refaire les espaces urbains, mettre de nouveaux trottoirs…». 

La STIB installera aussi ses rails qui sont fabriqués dans sa propre usine. «Cela non plus, on ne l’imagine pas nécessairement», poursuit Catherine Mignon.

Ce qui n’est pas sans répercussion sur l’emploi puisque la STIB cherche notamment à engager un chef de chantier voies de tram.

«C’est clair que c’est difficile d’engager de nouvelles personnes mais, pour les nouvelles recrues comme moi qui suis arrivée il y a un an, je dirai que, si on est passionné par les chantiers, on se plaira dans l’entreprise. Quand on sort des études et même après, on n’imagine pas tous les métiers qui sont nécessaires pour faire tourner une entreprise comme la STIB y compris dans les métiers de la construction. Il y a aussi l’environnement de travail qui est important et un travail est fait pour une vraie mixité homme-femme». Si elle devait faire passer un message aux futures recrues? «De ne pas hésiter à postuler. De nombreux postes sont ouverts et cherchent preneurs», ajoute la cheffe de chantier qui espère étoffer son équipe.

 

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