«Un réseau féminin, pas féministe»

Rédigé par: Anne-Cécile Kirry
Date de publication: 11 mars 2019
Catégorie:

femme

Il est évidemment et presque uniquement question de femmes dans le réseau Diane. Mais pas que. Le réseau des femmes entrepreneurs indépendantes de Bruxelles et de Wallonie entend souligner ce point. «Nous sommes un réseau féminin, pas féministe. Il serait idiot de fonctionner en vase clos dans notre networking. La mixité est indispensable» insiste Sophie Legrand, chef de projet du réseau de l’UCM.

Depuis sa création en 2005, le réseau accompagne les femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat. Des ateliers et formations sont mis à leur disposition chaque semaine et ce, en lien avec leurs activités mais aussi avec leur place de femme. Cours de «psychologie des prix et des consommateurs», atelier «confiance en soi» ou encore «business lunch», c’est presque une mini-école de commerce qui s’organise autour de ces femmes. Mais Diane n’est pas le seul réseau. Il fait partie des 26 cercles qui couvrent les trois Régions. Chacun accompagne les femmes désireuses de se lancer dans un secteur particulier de l’entrepreneuriat.

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Mais, pour Diane, il est primordial de ne pas développer un entre-soi féminin qui pourrait nuire aux activités professionnelles de ces femmes. «Nos compétences sont tout à fait complémentaires avec celles des hommes» explique Marianne Graff, vannière professionnelle à Tintigny (voir portrait ci-contre). Aucune ne semble éprouver un rejet du masculin. Bien au contraire. Mais ce qui les réunit c’est l’envie de naviguer dans une atmosphère où elles pourront s’entraider et trouver leur place. Car ce réseau féminin tend aussi à désenclaver la femme dans le monde de l’entreprise. «Diane c’est avant tout le moyen de donner une grande visibilité aux femmes entrepreneurs» synthétise Sophie Legrand.

Pour Laurence Cordonnier, coach en entreprise dans la province de Luxembourg, il ne faut justement pas céder à la tentation d’une séparation hommes femmes dans l’entreprise. Ni de prêter aux hommes des valeurs qui ne sont pas les leurs. «Je n’ai pas la sensation que le fait d’être femme me donne des compétences particulières. Ce sont mes formations et mes expériences qui me donnent cette force. Par contre, j’ai tout de même tendance à penser que les femmes sont très attachées aux questions éthiques et de sens du travail. D’ailleurs, j’ai davantage de femmes qui viennent me voir pour discuter de marketing éthique et de valeurs humaines dans l’entreprise que d’hommes».

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