176.000 emplois en 4 ans!

Publié : mardi 24 juillet 2018

Un bilan qu’il convient toutefois de lire avec nuance et à la lumière de l’évolution conjoncturelle

emploi

Quelque 176.000 emplois auraient été créés depuis le début de la législature, selon une analyse de l’économiste Philippe Defeyt (Institut pour un développement durable). Ce dernier a tenté de départager les critiques syndicales des cris de victoire du gouvernement sur les jobs créés.

29% de ces jobs sont financés par le public

Entre 2014 et 2018 [cette 54e législature s’achèvera par les élections législatives du 26 mai 2019], l’emploi a d’ores et déjà augmenté de 69.000 postes de plus qu’entre 2008 et la fin de la dernière législature (2014) [rappelons toutefois que cette période fut fortement impactée par la crise économique consécutive à la crise financière de 2008], selon l’analyse de l’économiste namurois qui se base sur les données de l’ONSS et de l’Enquête sur les forces de travail (EFT). À noter qu’un peu moins d’un tiers des postes a été créé dans des secteurs d’activité financés par les pouvoirs publics (51.000 jobs, dont un tiers de titres-services).

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Deux tiers de temps partiels mais la tendance s’inverse fortement

64,2% des emplois créés sont des temps partiels, note encore Philippe Defeyt. Une augmentation qui concerne surtout le début de législature, car 86% des postes créés au premier trimestre 2018 étaient des horaires complets.

Les contrats temporaires augmentent comme dans les autres pays

L’économiste s’est aussi penché sur les contrats temporaires. En 2014, ils représentaient 8,5% de l’emploi salarié total. En mars dernier, la proportion était de 10,4%. Mais la tendance n’est pas propre à la Belgique, note Philippe Defeyt. Autre élément: le salaire horaire brut moyen n’a pas encore retrouvé son niveau de fin 2014. Ici aussi, la tendance est mondiale.

Relativiser tant les critiques que les bilans trop positifs

«Le gouvernement a tendance à faire croire que c’est le privé qui a créé des emplois, mais un tiers de ceux-ci sont subventionnés. Les mesures prises ne portent donc que sur les deux tiers restants, dont une part significative est attribuable à la conjoncture. Il faut donc relativiser les cris de victoires tout comme les critiques», estime Philippe Defeyt, cité par nos confrères du journal Le Soir.

«Il faut relativiser les cris de victoires tout comme les critiques» P. Defeyt

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