2016, année de votre nouvel emploi ?


Cela fait plusieurs années déjà que la nouvelle... année donne lieu à des espoirs de reprise sur le marché de l'emploi. Force est de constater, en ce début 2016, que les indices sont cette fois plus qu'encourageants. Plusieurs organismes ont fait état de prévisions positives sur base de sondages auprès des entreprises, parmi lesquels l'UCM mais aussi SD Worx qui estime à plusieurs milliers le potentiel de créations d'emplois dans les seules PME.

Comme l'analyse Didier Paquot, directeur du département économique de l'Union wallonne des entreprises, s'il ne faut pas se laisser gagner par l'euphorie (« on est loin des perspectives qui prévalaient avant la crise de 2008 », prévient-il), il n'en reste pas moins que cette année pourrait être exceptionnellement marquée par la combinaison favorable de deux types de facteurs. Les premiers, de nature conjoncturelle, sont liés à la reprise économique. «  Qui dit croissance, pense emplois », poursuit Didier Paquot. « Même si le lien n'est pas si automatique que cela, car il faut encore que les entreprises qui embauchent trouvent les profils qu'elles recherchent, la reprise va indubitablement créer un appel d'air. »

Si la confiance des employeurs se confirme au fil des mois, le dynamisme sur le marché de l'emploi sera d'autant plus important qu'il sera encouragé par un deuxième facteur : les réductions des cotisations patronales. Selon un sondage effectué par l'UCM (Union des classes moyennes) auprès de ses membres susceptibles d'engager un premier travailleur à la suite de l'exonération des cotisations sociales sur le premier emploi, quatre répondant sur dix déclarent souhaiter recruter ce premier travailleur et 60 % de ces derniers comptent déjà le faire en 2016. 

D'après SD Worx, « plus de 11.000 nouveaux emplois devraient être créés, rien que grâce à la réduction des cotisations patronales. Outre ce chiffre de base, quelque 18.000 nouveaux emplois pourraient voir le jour. De très nombreux chefs d'entreprise font valoir que cette mesure représente un incitant supplémentaire au recrutement. Autre fait marquant, les mesures de réduction des coûts salariaux ont aussi pour effet de sauver des emplois. Plus de 20.000 emplois seraient passés à la trappe dans les PME si ces mesures n'avaient pas été prises. »

Faut-il, dans ce contexte, penser à se repositionner sur le marché ? On sait que nombre de salariés ont rongé leur frein pendant plusieurs années, préférant conserver un job même insatisfaisant plutôt de prendre le risque de se faire engager ailleurs : le dernier recruté n'est pas nécessairement celui qui se trouve dans la position la plus confortable dès lors que la conjoncture se retourne. « A mesure que la restauration de la confiance se poursuivra, les profils les plus intéressants recevront immanquablement des opportunités », estime Didier Paquot. « Il est évident que le transfert d'une entreprise à l'autre n'est pas une création d'emploi, mais cela contribuera à donner du tonus au marché. »

Pareille dynamique, on commence à la ressentir depuis plusieurs mois dans les cabinets de recrutement et de sélection. Chez Mercuri Urval, par exemple, on estime à 20 % la hausse du volume des affaires enregistrées en Wallonie et à Bruxelles sur l'année 2015, avec une accélération sensible en fin d'année. « Il y aura peut-être encore quelque trous d'air mais on ressent indubitablement une reprise », affirme Paul-Étienne Siegrist, Business Unit Manager pour la Wallonie. « Certaines entreprises ont trop longtemps maintenu le couvercle : l'augmentation du volume des affaires sera intenable sans procéder à de nouveaux recrutements. Encore faut-il, bien entendu, qu'elles parviennent à dénicher les talents qu'elles recherchent dans un marché qui, pour certains profils techniques notamment, était déjà très tendu en période de basse conjoncture... »

 

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