2016, nouveau chemin de croix pour les reporters

Quel est le point commun entre un bic, une tronçonneuse et un micro ? Leurs propriétaires sont tous dans une situation professionnelle bien compliquée.

Le dernier baromètre du site anglo-saxon www.careercast.com révèle en effet que dans le top trois des jobs les plus difficiles, on retrouve, dans l’ordre, les journalistes de presse écrite, les bûcherons et les animateurs médias. 200 métiers ont été passés à la loupe par le site selon quatre critères : l’environnement de travail, le niveau de stress, les perspectives d’évolution et les revenus.

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Le journaliste, habitué aux premières loges de ce classement peu reluisant, arrive à combiner tout ce qu’il faut éviter lorsqu’on envisage une carrière confortable. Un environnement de travail étouffant, un niveau de stress élevé, des perspectives d’évolution bien maigres et des revenus très faibles. Le prochain Albert Londres ne devra plus seulement briller grâce à la qualité de sa plume et la précision de ses enquêtes.

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Il apprendra à endosser le rôle de capitaine d’un bateau qui, inlassablement, coule dans de sombres abîmes. L’occasion pour certains, peut-être, de revoir leurs perspectives et opter pour un autre moyen de transport dans ce dangereux voyage qu’est celui de l’évolution des médias à l’ère d’internet, de l’instantané et de la digitalisation des contenus.

Mais les journalistes ne sont pas les seuls à souffrir de cette digitalisation. Pourquoi encore abattre des arbres alors que tout le contenu qui nous intéresse se trouve sur une tablette ? C’est l’inquiétude des bûcherons. Une utilisation du papier à la baisse et un stress important au travail leur permettent d’emporter la seconde place de ce classement.

Certains reporters en herbe, en lisant ces lignes, se sont peut-être dit, « il reste la radio et la télé ». Eh bien, raté ! Ce n’est pas franchement mieux pour ceux qui préfèrent les médias audiovisuels à  l’écrit. Des bas salaires, un environnement stressant et la panique que provoquent les centaines de milliers d’yeux et d’oreilles attentifs à la moindre erreur positionnent les animateurs médias à la troisième place.

Mais retournons le classement et sortons de ce monde – dépassé – des médias pour entrer dans l’univers très trendy de la data. Car ce sont eux, les data scientist, qui ont réussi à se créer une belle place au soleil en décrochant le titre de meilleur job de l’année 2016. En plus d’avoir de nombreuses opportunités dans des domaines variés, leur travail est en pleine croissance et est très bien payé. Pas étonnant, finalement, de voir autant de journalistes opter pour le « data journalism »…

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