3 500 emplois en vue à Brussels Airport

Accueil des voyageurs, logistique, catering, maintenance aéronautique... L’activité liée à Brussels Airport va créer plusieurs milliers d’emplois. Les offres pleuvent. Et pour combler la demande, la Brussels Airport House recrute au cœur même du terminal.

Ce jour-là, Mehdi slalome entre les valises, les files absconses et les râles des voyageurs. Deux jours de grèves, et c’est tout un monde, en sa routine, désarçonné. Je ne suis pas ici pour échapper au ciel gris, mais pour trouver du boulot, clame pourtant Mehdi, bruxellois de 23 ans. On le croit fou. Assigné en hôtel de transit. Mais, faute de ne s’être jamais expatrié, Mehdi longe le terminal, dépasse deux Anglais, trois Hollandaises, gagne les escalators et s’arrête au quatrième. Les yeux pleins d’ailleurs. Là, derrière une baie vitrée, un consultant lui fait signe d’entrer. En ce moment, nous avons entre 90 et 150 postes ouverts, explique Johan Hansens, responsable de la Brussels Airport House. Depuis qu’il a été inauguré au quatrième, soit un étage au-dessus du hall des départs, ce bureau d’infos pour l’emploi n’en finit plus de faire le plein. Les trois premières semaines, nous recevions près de 50 candidats par jour. Depuis, ça s’est un peu calmé. Mais même aujourd’hui, en pleine grève, nous avons accueilli 20 chercheurs d’emploi, explique le maître des lieux.

Embaucher sur le tarmac. Ou presque… Quelle idée ! Et pourtant. Malgré les piquets de grève, le secteur de l’aviation est en pleine expansion. À l’heure actuelle, 262 entreprises emploient 20 000 personnes à Brussels Airport, confie Florence Muls, External Communication Manager de Brussels Airport. Et ces entreprises engagent. À Brussels Airport même, ce sont 3 500 nouveaux emplois qui pourraient voir le jour d’ici la fin de la décennie. Et d’ici 2020, l’activité aéroportuaire pourrait mener à la création de 10 000 nouveaux emplois dans la région de Zaventem, précise encore l’attachée de presse. D’où la volonté des autorités aéroportuaires de centraliser les offres sous un seul toit.

Des profils très variés

Dans les bureaux de la Brussels Airport House, les permanences sont assurées cinq jours par semaine, par des consultants du VDAB, d’Actiris et du Forem. Même si nous sommes localisés en Flandre, nous restons l’aéroport de Bruxelles, lance Melissa Borremans, consultante interrégionale auprès du VDAB. Qu’il soit wallon ou bruxellois, travailleur qualifié ou non, jeune ou plus âgé, chacun peut venir consulter les offres d’emploi liées à l’aéroport et s’inscrire directement par ordinateur. Depuis le 21 octobre, 500 demandeurs d’emploi ont déjà été présélectionnés, dont 60 % de Bruxellois et 5 % de Wallons. Mais les embauches se poursuivent. Agents de check-in, infirmières, techniciens, hôtesses, assistants administratifs, responsables catering, commerciaux… Les métiers liés au monde des aéroports sont des plus variés.

Parmi les recruteurs, on retrouve les partenaires traditionnels de l’aéroport : des sociétés de maintenance, de restauration, des entreprises logistiques, aéronautiques, ainsi que des tours-opérateurs. Parmi les nouveaux venus, la compagnie à bas coûts Vueling, qui va ouvrir sept nouvelles destinations l’été prochain au départ de l’aéroport de Bruxelles. Nous avons besoin de plus de personnes pour enregistrer les passagers, transporter les bagages et entretenir les avions au quotidien, rapporte Alex Cruz, administrateur délégué de Vueling Airlines. Quelques centaines de nouveaux emplois devraient être créés dans la foulée. De son côté, Jetairfly aussi a annoncé de nouvelles lignes au départ de Bruxelles. D’ailleurs, TUI Travel Belgium a récemment inauguré son nouveau complexe d'affaires à côté du terminal de Brussels Airport. Et la société mère de Jetair, Sunjets.be, Jetairfly et de Tec4Jets cherche actuellement du personnel de bord, un administrateur technique, des techniciens et des ingénieurs en aéronautique.

Les employeurs recherchent surtout des candidats bilingues, rapidement opérationnels, souligne Melissa Borremans. Le demandeur d’emploi doit d’abord tester son niveau de néerlandais. S’il est satisfaisant, il pourra le parfaire à travers des modules linguistiques offerts par le VDAB. Des formations spécifiques aux métiers aéroportuaires sont aussi proposées auprès de l’Airport Academy. Et à terme, Brussels Airport House entend également coopérer avec des écoles et d’autres centres éducatifs. En attendant, l’accent sera mis sur la mobilité. Un aéroport ne dort jamais. Nous avons des métiers qui demandent d’arriver tôt et de partir tard, explique Florence Muls. Nous mettons donc tout en œuvre avec les TEC, la Stib et la SNCB pour attirer les navetteurs wallons. Une promesse d’ailleurs, ce Zaventem.

20 000 emplois

À l’heure actuelle, 262 entreprises emploient 20 000 personnes à Brussels Airport. Et indirectement plus de 40 000 personnes autour de la zone aéroportuaire. Toutes ces entreprises engagent. Y compris des Wallons et des Bruxellois.

10 000 postes

Bagagistes, techniciens, hôtesses, personnel administratif, responsables catering, commerciaux… D’ici à 2020, l’aéroport prévoit de créer 10 000 emplois directs et indirects, notamment dans les communes avoisinantes.

1 700 jobs

C’est le nombre d’emplois proposés aux 500 premiers candidats inscrits, depuis l’ouverture de la Brussels Airport House, le 21 octobre dernier. Le nombre réel de postes vacants est actuellement plus élevé.

Retour à la liste