3 alternatives au Power Point

Les présentations PowerPoint ne sont pas, dans les entreprises, le seul moyen homologué de faire part de sa pensée. Plus adaptés au cerveau humain, plus ludiques, les "PowerPoint killers" pointent des dents.

 

Le Pecha Kucha : six minutes quarante pour convaincre

Finis les PowerPoint et les explications monocordes. Depuis 2007, Alok Nandi pratique un nouveau hobby, si l'on peut dire : le Pecha Kucha. À prononcer " Pekchakcha ", ce qui signifie " blabla ", en japonais. Des réunions au cours desquelles chacun est invité à  s'exprimer pendant 20 fois 20 secondes au gré d'images (choisies préalablement) qui défilent sous les yeux du public. " C'est un moyen simple, low-tech, de partager des idées ", résume celui qui a importé cette technique en Belgique. " La contrainte permet de donner une cohérence, un canevas aux exposés. Les intervenants, transdisciplinaires, viennent du terrain, ils s'expriment sur ce qui les occupe, leurs projets... "

Initialement réservées aux designers pour présenter leurs projets, les Pecha Kucha ont quitté le Japon et s'approprient tous les sujets. Y compris les business cases. Quel que soit le sujet, la synthèse est efficace et le procédé permet de découvrir avec une profondeur étonnante certains aspects du travail. Le rythme, lui, pousse le conférencier à  l'épure et maintient l'auditoire en alerte. De quoi redynamiser certaines réunions.

Les murs intelligents

Plus futuriste, la " réalité augmentée " supplante doucement les slides traditionnelles. Cette technique permet d'incruster des objets virtuels dans la réalité perçue à  travers un écran. Les orateurs peuvent ainsi " donner la parole " à  des " murs intelligents " recouverts de papier peint informatisé et connecté à  internet. En plaçant la caméra d'un smartphone devant des motifs incrustés dans le papier, des messages ou des images apparaissent à  l'écran. Le " Smart Wall " peut être alimenté par les créations des orateurs ou des flux d'informations en ligne : une sorte de " mur Facebook " en dur.

Mindmaps : cartographier pour mieux penser

Réconcilier l'hémisphère gauche du cerveau avec le droit ? C'est possible, grâce au mindmapping, concept qui repose sur la pensée irradiante, idée selon laquelle le cerveau débute par une idée principale puis fait irradier celle-ci dans toutes les directions. La mindmap, c'est un schéma, un outil de visualisation de la réflexion. Le principe : au milieu d'une page blanche, le sujet principal est illustré par une image, une photographie, un dessin. Les idées irradient à  partir de l'idée centrale sous forme de branches courbes, colorées en ajoutant des mots-clés. La lisibilité est travaillée avec les couleurs, la taille des lettres. Il est interdit de faire des phrases et des paragraphes, l'expression est par l'image.

La méthode permet de résumer de manière synoptique des volumes importants d'informations, affirment ses adeptes. De plus, avec le mindmapping, on élimine un certain nombre de biais qui peuvent habituellement saper la créativité d'un groupe de travail, comme les différences culturelles entre participants, les problèmes d'expression verbale ou d'affirmation de soi, notamment. Inventées au début des années 1970 par le psychologue Tony Buzan, ces " cartes heuristiques " reviennent en force, notamment grâce à  leurs déclinaisons numériques. Désormais, ce ne sont plus seulement des mots et des images que l'on peut relier entre eux, mais aussi des fichiers ou des pages Web.

Pourquoi en finir avec les présentations PowerPoint?

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