4 Belges sur 10 n'osent pas parler à leur employeur de stress et de pression au travail

Date de publication: 21 sept. 2021

Il est facile de parler avec son employeur mais pas toujours de sujets sensibles, comme les problèmes mentaux ou familiaux. 4 Belges sur 10 estiment que le stress au travail est un sujet tabou.

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Un sondage réalisé par Mensura et Certimed révèle que 7 employés sur 10 se sentent à l'aise pour parler à leur supérieur ou à une personne de confiance sur le lieu de travail. Il s’agit en soi d’un chiffre assez flatteur, mais tous les sujets ne sont cependant pas ouverts à la discussion.

La grande majorité de ces 70 % de participants précisent qu'ils peuvent librement parler avec leur employeur de sujets liés au travail. Cependant, cette ouverture diminue fortement si l'on aborde les sujets familiaux (54 %), les causes d'absence non médicales (50 %) ou la santé mentale (47 %). Le stress et la pression au travail ne sont pas non plus faciles à aborder partout : pas moins de 4 Belges interrogés sur 10 disent ne pas pouvoir en parler avec leur employeur.

Selon Mensura et Certimed, il est important que les employeurs créent une relation de confiance avec leurs employés, dans laquelle on peut parler de tout.

Bart Teuwen, expert en absentéisme chez Certimed et Mensura : « Employeurs et employés pensent souvent que les problèmes familiaux ou mentaux font partie de la vie privée et qu’ils ne se discutent pas sur le lieu de travail. Pourtant, de tels problèmes sont souvent à la base de l'absentéisme de longue durée au travail. Il est donc important que les organisations établissent une relation de confiance entre employeurs et employés, dans laquelle toutes les questions peuvent être discutées. Le manager peut être un tremplin vers des solutions concrètes. Comme une oreille attentive ou comme une personne qui peut rendre les circonstances moins stressantes en faisant des ajustements temporaires. De cette manière, les managers peuvent contribuer à prévenir l'absence de leurs employés en raison de problèmes psychosociaux ou privés, ou à fournir un meilleur soutien si cela se produit. Pour un supérieur, il est important non seulement de parler des problèmes, mais aussi de prêter continuellement une attention sincère au bien-être des membres de son équipe. C'est ainsi qu'on crée une relation dans laquelle les deux parties s'épaulent mutuellement »

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Parler d'absentéisme, un tabou?

De plus, Selon Mensura et Certimed, de nombreux dirigeants ont du mal à élever le niveau d'une conversation pour aborder avec leurs employés des sujets plus sensibles et personnels comme la santé mentale.

En parlant des raisons de l'absentéisme, il s'avère qu'une discussion ouverte entre l'employeur et l'employé est souvent difficile. 46 % des employés interrogés préfèrent ne pas devoir expliquer la raison d'une absence à leur employeur, et un tiers d'entre eux ne révèlent pas la véritable raison de leur absence s'il s'agit de circonstances familiales ou de l'atmosphère au travail.

« Dans ce domaine, il est clair que les employés veulent protéger leur vie privée, et c’est leur droit. Mais cela ne peut pas être une excuse auprès des employeurs pour éviter de parler à un employé de ses absences. Il est important de montrer de l'intérêt pour le bien-être de l'employé, de discuter ensemble de la question de savoir si l'employé veut encore et peut être employable d'une manière ou d'une autre, et de voir comment l'employé peut être soutenu dans ce sens. Cela peut parfaitement se faire sans devoir aborder les causes de l'absence », conclut Bart Teuwen.

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