5 choses à ne jamais dire sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux font désormais partie de nos vies. Ils prennent aussi de plus en plus de place sur le lieu de travail. Malheureusement, ce n'est pas toujours pour un mieux...

On entend de plus en plus d’histoires de personnes qui ont été licenciées parce qu’elles ne se sont pas comporté correctement sur les réseaux sociaux. Nous avons établit une liste de 5 choses à  ne pas faire ou dire en ligne!

1. La liberté d’expression ?

Ce que vous pouvez dire ou non à  propos de votre employeur sur les réseaux sociaux est bien entendu complètement subjectif. Une chose est sûre : quand vous insultez votre employeur de façon normale, n’attendez pas de pitié de la part du juge.

En 2012, un employé a été viré de chez Blokker parce qu’il avait critiqué son employeur sur Facebook. Ce n’était pas la première fois. Un an plus tôt, il avait déjà  reçu un avertissement après qu’un de ses « amis » Facebook ait transmis un autre message du style à  l’employeur. En 2012 il a dépassé les bornes, en insultant son patron et en trainant Blokker dans la boue. Après que l’homme ait été licencié, il a fait appel à  la liberté d’expression, mais le juge n’a rien voulu savoir.

Retrouvez toutes nos nouvelles offres d'emploi

2. Les critiques sur le fond

Vous pouvez bien sûr ne pas être d’accord avec les décisions prises par votre employeur. Dans ce cas-là , le mieux est de vous adresser directement à  votre employeur, de façon diplomatique bien sûr. Si vous voulez vous en plaindre, faites-le de préférence oralement à un collègue direct, et non pas noir sur blanc, dans un e-mail par exemple. Si vous voulez vraiment aggraver votre cas, faites-le sur les réseaux sociaux...

En 2012, un travailleur d’une chaîne locale aux Pays-Bas a pu ramasser ses affaires après avoir critiqué sur Twitter une décision prise par son employeur. Quand l’employeur a entendu parler du tweet, il n’a pas hésité une seule seconde avant de virer l’employé. Sur la lettre de licenciement, celui-ci a pu lire : « En raison de votre récente communication externe à  propos de la chaîne et de votre non-respect des règles comportementales, nous ne mettrons plus de budget dans votre poste.»

3. Le (mauvais) humour

Une blague c’est chouette, mais si le monde entier la lit, mieux vaut se demander si votre employeur partage votre sens de l’humour. Ce n’était de toute évidence pas le cas chez Vodafone UK, où un employé a été licencié quand il a tenté de réagir avec humour à  un tweet du concurrent T-Mobile, qui devait faire face à  des problèmes techniques.

Pour informer les clients du mieux possible, T-Mobile a choisi d’envoyer des updates à  propos de la panne via Twitter. Une de ces updates était «  Il n’y a pas encore d’explication officielle sur le problème de réseau, encore un peu de patience ». À quoi l’employé de Vodafone a répondu via le compte Twitter de Vodafone UK : « Ok, tu nous passera un petit coup de fil ? » La blague s’est répandue très rapidement et Vodafone a très vite publié un justificatif expliquant que l’employé n’était pas habilité à  poster des tweets de ce genre, et que l’entreprise ferait ce qu’elle peut pour aider sa concurrente. L’employé a été licencié. Remarquons que cet incident s’est passé il y a 5 ans, et c’est un bel exemple de la façon dont les choses changent sur les réseaux sociaux. En 2014, ce tweet aurait probablement été compris comme une astucieuse technique marketing, et d’autres entreprises auraient participé.

4. Des informations confidentielles

Une autre chose que votre employeur risque de ne pas apprécier du tout : partager sur les réseaux sociaux des informations qui sont confidentielles et qui n’auraient jamais du sortir des murs de la société. En 2012, Gene Morphis, CFO d’une grande entreprise de mode américaine, a perdu son emploi car il publiait sur Twitter avec une grande régularité des informations qui ne regardaient pas le monde extérieur.

Le CFO ne twittait pas seulement à  propos du chiffre d’affaire, mais aussi des réunions du conseil d’administration, des déjeuners d’affaire et de beaucoup d’autres choses qui envoyaient des informations sensibles sur Twitter. Le CFO a été licencié pour motif grave. Le plus remarquable dans tout ça ? Morphis avait une connaissance très étendue en matière de réseaux sociaux et savait apparemment très bien ce qu’il faisait...

5. Peut-être rien du tout, tout compte fait

Bien que les réseaux sociaux deviennent un moyen de communication de mieux en mieux accepté entre 9 heures et 17 heures, les employeur n'aiment pas que les employés soient fourrés sur Facebook et Twitter pendant les heures de bureau. Dans ces cas-là , ce que vous publiez sur les réseaux n’a pas vraiment d’importance, mieux vaut ne rien publier du tout sur ces sites tant que vous vous trouvez au bureau.

C’est ce qu’a découvert une employée un peu trop accro à Facebook. Quand elle a démarré son ordinateur un beau matin pour updater son statut Facebook, son employeur est immédiatement apparu à  côté de son bureau et lui a demandé « Voulez-vous bien me suivre ? Immédiatement. » Dans le bureau de son patron, elle a assisté à  une tirade : il en avait assez des heures entières passées sur internet et de ces nombreux statuts sur les réseaux. L'employée a été licenciée sur-le-champ, avec la remarque « Va updater ton statut Facebook en ‘Je suis dans la rue’, maintenant ».

Naturellement, un employeur ne peut pas congédier son employé à  cause d'une seule altercation (cela ne passerait pas auprès du juge). Ce genre de situation peut cependant mener à  un long conflit de travail, qui peut se conclure par la dissolution du contrat.

Cet article a été publié initialement sur Intermediair.

Publié :

Retour à la liste