5 trajets de navetteurs bien pires que le vôtre

Qu'il est dur d’être un navetteur en Belgique ! La TEC fait grève quand ça lui chante (en moyenne 16 jours par an en 2012), les horaires de la STIB sont hasardeux et 750 agressions ont eu lieu l'année passée, la SNCB est la championne des retards toutes catégories et nos autoroutes sont connues pour leurs kilomètres de bouchons quotidiens.

Il semblerait pourtant que le navetteur Belge soit bien mieux loti que d’autres… Serait-il temps d'arrêter de se plaindre de nos trajets domicile-travail ? Petit tour d’horizon des pires « commute » aux quatre coins du monde, histoire de relativiser.

  • Le métro de Sao Paulo

Le métro de Sao Paulo est très rapide et sécurisé, mais se transforme en véritable enfer aux heures de pointe. Là, on y compte 11 passagers par mètre carré. Cela en fait le métro le plus bondé au monde d’après CoMet, consortium mondial de transports en commun.

La ville compte 20 millions d’habitants, et 8 millions d’entre eux empruntent chaque jour les transports en commun. Les habitants de Sao Paulo se sont d’ailleurs révoltés quand le prix des transports en commun a augmenté de 10 cents par trajet en prévision de la Coupe du Monde de football.

  • Le train de Bombay

Emprunter la ligne Liège-Bruxelles de la SNCB aux heures de pointe, c’est parfois devoir se retrouver debout entre deux wagons. A Bombay aussi… sauf que les passagers doivent alors s'installer à l’extérieur des wagons, ou sur le toit. Obtenir une place à bord de ces trains archi-pleins est un tour de force.

  • Le métro de Tokyo

48% des travailleurs de Tokyo empruntent les transports en communs, et 22% d’entre eux utilisent le métro. Aux heures de pointe, c'est irrespirable : les wagons y sont alors tellement bondés qu’il est possible de ne pas toucher le sol avec ses pieds… D'ailleurs, des fonctionnaires sont chargés de pousser les usagers à l'intérieur pour pouvoir ensuite fermer les portes.

Un photographe allemand, Michael Wolf, a publié une remarquable série de photographies de Japonais compressés derrière les vitres embuées du métro de Tokyo (Tokyo Compression).

  • Les bus du Pakistan

Les bus anciens sont certes très jolis et colorés, mais les utiliser pour se déplacer n'est pas sans risques. Ils sont régulièrement la cible d’attaques terroristes, et vous n’êtes également pas à l’abri d’une explosion car au Pakistan les autobus sont souvent hybrides : ils roulent au pétrole et au gaz naturel comprimé, un carburant bon marché. Un voyage de tous les risques donc. Le site Diplomatie.belgium.be déconseille quant à lui d’emprunter ces petits bus à cause de leurs chauffeurs, souvent drogués.

  • Embouteillages à Los Angeles

D'après le classement établi par Forbes en se basant sur les chiffres de l’INRIX, les deux villes les plus embouteillées au monde sont… belges (Bruxelles et Anvers). En 3e place du classement, on retrouve Los Angeles, où les bouchons prennent une dimension bien plus spectaculaire que dans nos petites villes belges, car la ville est bien plus étendue et aller d’un bout à l’autre de celle-ci peut prendre des heures... D'autant plus que les transports en commun y sont peu sûrs et mal organisés.

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