6 choses que les patrons ne devraient jamais demander à leurs employés

Jeff Haden, éditorialiste de Inc. Magazine, a publié une chronique dans laquelle il en découd avec certains patrons qui abusent de leur pouvoir pour imposer des exigences déplacées à  leurs employés. Nous vous évoquions également ces pratiques de management toxique et nous vous donnions des pistes pour affronter votre patron et oser lui opposer un refus en cas de demande illégitime. Mais qu’est-ce précisément qu’une demande illégitime ? Voici les requêtes que Jeff Haden estime inappropriées.

1. Donner le sentiment aux employés qu’ils doivent assister à  des événements sociaux

La majorité des travailleurs perçoivent les événements d’entreprise comme une corvée. Ces événements réunissent immanquablement des collègues qui travaillent ensemble et rappellent dès lors invariablement le travail. Les patrons ne devraient pas obliger leurs employés de se rendre à  ces événements. Ils ne devraient pas leur mettre la pression par des petites phrases comme « je compte sur toi pour le repas de Noà«l ! ». Ils devraient plutôt organiser des événements réunissant quelques grands thèmes qui couvrent la majorité des centres d’intérêt de leurs employés et qui susciteront l’enthousiasme spontané de ceux-ci. Ainsi, Jeff Haden recommande une fête de Noà«l pour les enfants, un picnic dans un parc à  thème ou un événement sportif.

2. Donner le sentiment aux employés qu’ils doivent faire un don

C’est peut-être pire que de forcer les employés à  se rendre à  des événements sociaux : les obliger à  faire un don pour un événement caritatif ou une tombola. Les employeurs ne devraient jamais mettre la pression sur leurs employés afin qu’ils donnent de leur temps ou de leur argent, même implicitement. Ils ne devraient jamais donner le sentiment aux employés que ce qu’ils font de leur argent concerne l’entreprise. Ces gestes d’altruisme doivent rester purement volontaires.

3. Demander à  un employé d’effectuer une tâche attribuée à  l’un de ses collègues

Lorsqu’un patron attribue une tâche à  l’un de ses employés et qu’il réalise que celui-ci est en mode dilettante et n’honorera pas sa part du contrat, il ne doit en aucun cas le décharger et transmettre le dossier à  l’employé modèle de la boîte qui, lui, en viendra à  bout. Il se mettra l’employé modèle à  dos, en le surchargeant de travail et en lui donnant le boulot ingrat que son collègue tire-au-flanc ne s’est pas donné la peine d’effectuer. Le patron doit régler directement le problème avec le collègue en question et l’exhorter de finir son travail.

4. Demander aux employés de s’auto-évaluer ou d’évaluer leurs collègues

L’auto-évaluation est systématiquement contre-productive. Un bon employé attendra de son patron qu’il soit conscient de ses atouts et de ses succès et qu’il l’évalue lui-même. Un mauvais employé sera en revanche peu conscient de ses défauts. Dans ce cas, une auto-évaluation pourrait se transformer en débat alors qu’elle devrait être une séance de retour d’informations constructive.

Les employeurs ne devraient pas non plus recourir à  l’avis de « pairs », chargés d’évaluer leurs collègues. Ils installeraient ainsi un climat de tension et de méfiance, où les collègues se métamorphoseraient en espions potentiels.

Dans tous les cas de figure, c’est à  l’employeur que revient la tâche d’évaluer le travail de ses employés.

5. Demander aux employés de coacher leur patron

Les patrons ne devraient pas demander à  leurs employés de pallier à  leurs manquements. Ainsi, si un patron a tendance à  trop s’étendre en réunion, il ne devrait pas demander à  l’un de ses employés de recentrer le débat lorsqu’il le sent s’égarer. Une telle demande mettrait l’employé mal à  l’aise et l’obligerait à  atteindre à  l’autorité de son patron en lui coupant la parole pour le remettre sur les rails. C’est au patron à  gérer ses propres défauts.

6. Demander aux employés de faire quelque chose que les patrons ne font pas eux-mêmes

Un employeur ne devrait pas exiger de ses employés qu’ils respectent des règles auxquelles lui-même ne se conforme pas. Il ne devrait par exemple pas attendre d’eux qu’ils arrivent à  l’heure s’il est lui-même systématiquement en retard. Le patron devrait toujours servir de modèle à  ses employés et obéir aux principes moraux qu’il désire voir respectés.
 

Source : journaldunet.com

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