6 raisons de détester les "team building"

Les activités d’entreprises sont souvent banales ou gênantes. L’ambiance forcée pèse sur les nerfs. Voici les 6 choses qui nous irritent le plus.

Une fois par an, tout le monde doit s’y coller. Tout le travail reste en plan une journée, pendant que tout le personnel est en activité à  l’extérieur. Super ? Pas vraiment...

1. Des activités réchauffées

Faire du karting, du bowling, du paint-ball, un lasergame, des cours de dérapages contrôlés, faire de la voile. La plupart des employés ont déjà  tout pu expérimenter plusieurs fois et pourtant, on remet sans cesse ces activités à  l’agenda. La sortie du personnel est déjà  un passage obligé, mais si en plus l’activité est complètement éculée, on perd toute énergie.

Encore moins original : la descente en rappel dans les Ardennes, faire des sushi dans un cours de cuisine, ou un Cluedo géant – lequel de vos collègues à  assassiné le patron ?

2. Des situations gênantes

Vous vous retrouvez tous sur la piste de danse, obligés d’apprendre quelques pas de danse africaine. Naturellement, vous vous retrouvez juste en face de Gérard, votre collègue un peu grassouillet qui a autant de swing qu’une pomme de terre. Alternative encore pire : des leçons de hip-hop, pendant lesquelles vous devez écrire un rap à  propos de l’entreprise.

Le must : devoir reprendre ‘Simply The Best’ de Tina Turner dans un affreux lib dub dont même les jeunes de l’UMP auraient honte. Le plus embêtant est que tout cela est filmé et que vous serez amené à  le revoir plus tard...

3. Du team building forcé

Les collègues qui d’habitude ne se parlent jamais et se jettent à  peine un regard doivent maintenant faire comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde. Tout le monde s'entraide, tout le monde fait de son mieux, au moins pour faire bonne impression devant le patron. Et sans vous en rendre compte vous vous retrouvez à  construire un cerf-volant géant ou un à  devoir assembler un tube à  eau.

Très bien pour "l’expérience", etc. Mais tout le monde pense la même chose : quand est-ce que ça finit? Pas de chance. Après l’épreuve, il faut encore assister à  une ‘réflexion’ animée par un coach qui s'applique à  enfoncer le plus possible de portes ouvertes. Tout le monde joue joyeusement le jeu, mais ne changera pas un iota à  sa façon de fonctionner.

4. Petits secrets

Certaines entreprises dévoilent uniquement le jour où leurs employés doivent participer au team-building obligatoire, mais pas les activités. Ainsi, les organisateurs évitent que les gens annulent en masse, prétextant maladie ou empêchements. Ou décident tous de prendre un long week-end, puisque l’événement à  lieu un vendredi ou un lundi. Grande est alors la déception quand vous finissez par apprendre quelle sera l’activité du jour.

5. Suer et souffler

Aussi favori car ‘sain’ : le sport. Cela signifie : des collègues baignés de sueur. Pas une partie de plaisir. Pas de quoi se réjouir : parcours commando, saut à  la perche, canoà«-kayak,  entraînement de kickboxing ou de capoeira. De quoi finir sur les rotules.

6. Les collègues bourrés

Après le team-building, on enchaîne souvent avec un repas ou un barbecue. Soulagé que l'épreuve soit bientôt finie, les collègues se ruent sur l’alcool comme des chameaux en plein désert. Vous pouvez alors être sûr que la soirée va déraper.

Tout le monde ne tient pas bien l’alcool, et certaines situations gênantes peuvent en découler. Certains deviennent plus tactiles et n’arrivent plus à  cacher leur faible pour un autre collègue. Si celui-ci est marié ou pas importe peu tant que l’alcool fait effet. Santé !

En bref: un teambuilding est encore plus fatiguant qu’une journée au bureau.

Texte: Tonie van Ringelestijn

Cet article a été publié initialement sur intermediair.nl.

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