Les 7 conseils pour se détacher du boulot sans culpabiliser

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"J'ai du mal à  me dire que ma journée de travail est terminée. Le soir, je ne peux m'empêcher de consulter ma boîte mail et de continuer à  penser au travail. Comment puis-je parvenir à vraiment me déconnecter de mon travail en dehors des heures de bureau ?"
 

Conseil 1 :

Laissez le travail au travail. Le premier conseil est on ne peut plus évident. Laissez vos dossiers, rapports, projets, etc. à  votre travail pour que vous ne puissiez y travailler à  la maison. Facile à  dire sans doute, mais que faites-vous avec votre ordinateur portable, votre GSM, smartphone avec push e-mail... ? Ces avantages extralégaux, à  première vue intéressants, ne nous aident parfois pas à  lever le pied à la maison.

> Voir aussi : Le droit à la déconnexion existe déjà, il suffit de l’appliquer

Si vous avez l'impression d'être surchargé, il est important que vous mettiez vos limites : ne plus vérifier vos e-mails après une certaine heure, éteindre votre téléphone à  une certaine heure. Il est parfois conseillé d'avoir un deuxième GSM pour que les personnes de votre entourage privé puissent continuer à  vous joindre.

Conseil 2 :

Limitez vos envois d'e-mails. Vous rendez-vous compte du système que vous entretenez en répondant à  vos e-mails le soir ? Imaginez que votre patron vous envoie un e-mail dans la soirée. Vous allumez un instant votre ordinateur pour vérifier vos e-mails et répondez au message de votre patron. Quelques jours plus tard, votre patron vous envoie un e-mail urgent en sachant que vous allez vérifier vos e-mails.

Vous avez ainsi créé une attente de sa part, dont vous aurez parfois du mal à  vous défaire. La presque obligation de vérifier vos e-mails le soir s'intensifie un peu plus chaque fois et, plus vous répondez, plus la pression grandit. C'est pourquoi il est important de retenir cette règle d'or : moins vous envoyez d'e-mails le soir, et moins vous en recevrez.

Conseil 3 :

Un rituel de transition. Il est parfois utile de s'imaginer une sorte de rituel de transition qui marque le passage de la journée de travail à  la vie privée. De nombreuses personnes le font inconsciemment, par exemple en enfilant d'autres habits lorsqu'ils arrivent à  la maison.

En troquant leurs habits de travail contre une tenue de loisir, elles matérialisent le passage à  un autre monde. À vous de vous imaginez votre propre rituel. Les idées suivantes pourront peut-être vous inspirer : Dites clairement " Je suis parti(e), à  demain ! " à vos collègues.

Vous clôturez ainsi votre journée de travail dans votre tête et le faites savoir aux autres. Prenez une douche en arrivant chez vous. Une fois rentré(e) chez vous, faites " péter " le volume de votre radio et éclatez-vous. Lisez le journal. ...

Conseil 4 :

Un temps pour les tourments. Même à  la maison, lorsque l'on a arrêté de travailler, le simple fait de penser à  notre boulot continue à  nous tracasser. C'est souvent une manière d'emmener du travail à  la maison. Certains l'emmènent même jusque dans leur lit. Ils continuent à penser à leur travail et ne parviennent pas à  dormir. Face à  une telle situation, prendre un moment pour ruminer peut parfois être une solution.

Mais qu'entend-on par là  ? C'est simple, prenez un quart d'heure durant lequel vous vous autorisez tous les tourments. Planifiez-le une ou deux heures avant d'aller vous coucher. Pendant ce quart d'heure, asseyez-vous dans votre fauteuil et laissez libre cours à  tous vos tracas. Il est également recommandé d'écrire toutes les pensées négatives qui vous passent par la tête.

Ça peut paraître bizarre de prévoir de ruminer, mais ça permet d'accorder une place à ses préoccupations, grâce à quoi il est ensuite plus facile d'en faire abstraction à  d'autres moments, comme la nuit, par exemple. Pour un résultat optimal, prévoyez une activité agréable après votre quart d'heure pour pouvoir vous détendre.

> Voir aussi: "Le droit à la déconnexion pour prévenir du burn out" 

Conseil 5 :

Gérer la tension d'une tâche ouverte. La tension d'une tâche ouverte est une autre cause possible de la difficulté à prendre de la distance par rapport au travail. Cela signifie que vous n'avez pas terminé certaines tâches avant de quitter le travail, et que vous conservez une certaine tension qui se traduit par des pensées du genre : " Je dois encore terminer ça. "

Vous pouvez y remédier en commençant par planifier votre journée de façon réaliste, de sorte que vous puissiez réaliser tous vos objectifs. Nous savons tous que ça ne réussira pas toujours. Ce que vous pouvez faire alors, c'est inscrire les tâches non terminées à  votre planning du jour suivant, ce qui réduira votre stress en vous permettant de visualiser le moment où vous les terminerez.

Conseil 6 :

Ne misez pas tout sur un cheval. Assurez-vous de conserver d'autres priorités en dehors du travail : famille, amis, loisirs, exercice... Cela aussi vous aidera à  faire abstraction du travail. Vous voudrez en effet consacrer du temps à ces activités, ce qui implique de ne plus penser au travail. Si vous n'avez que votre travail, celui-ci occupe la majeure partie de votre vie.

Et s'il ne se passe pas bien, il ne vous reste pas beaucoup d'échappatoires.

Conseil 7 :

Prenez garde au " toujours plus, toujours la même chose ". Pour certains, la seule solution pour venir à  bout de la surcharge de travail réside dans l'augmentation des heures de travail. Ils commencent à  travailler plus d'heures, y compris le soir, voire même le week-end à  la maison.

Au début, ils parviennent effectivement à  faire plus de travail, mais ensuite de nouvelles tâches vont venir s'y ajouter. Pour sortir de cette spirale, ils vont de nouveau travailler plus dur et plus longtemps. Mais ils ne parviendront qu'à  une chose : s'enfermer dans un cul-de-sac avec pour seul horizon du travail, et encore du travail. Il existe cependant d'autres solutions face à  ce genre de situation.

Avez-vous déjà songé à en parler à votre patron ou à  votre équipe ? Peut-être est-il possible de légèrement redistribuer le travail ? Peut-être est-il envisageable d'engager une personne supplémentaire ? Peut-être certaines tâches peuvent-elles être sous-traitées ? Tant que vous continuerez à travailler en dehors des heures de bureau, personne ne cherchera une solution à votre place.

C'est à  vous de mettre ce sujet sur la table. Vous décidez de ce que vous êtes disposé (ou non) à faire. Vous devez faire en sorte que vos limites soient respectées.

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