8 astuces pour captiver votre public

Publié : dimanche 6 mai 2018

Il existerait deux formes d’attention : celle au menton rentré (neck down attention) et celle au menton relevé (neck up attention). La dernière désignerait l’état d’esprit d’auditeurs devant fournir un effort pour rester attentifs. En revanche, les auditeurs qui présentent un menton rentré (et souvent des sourcils relevés pour élargir le champ de vision réduit par cette position) seraient hyptonisés par l’orateur. En tant que discoureur(/se), vous devriez donc chercher à  faire rentrer le menton à  tous vos auditeurs. Voici 8 astuces qui vous aideront à  captiver votre public.

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1. Commencez par l’inattendu

Marquez le coup dès le début de votre discours. Surprenez votre audience en évoquant un fait inattendu. Exemple :

« Nous nous tenons aujourd’hui sur un champ de bataille, un champ qui, il y a de cela 40 ans, a connu la pire des guerres. » - Président Ronald Reagan

« Je me tiens devant vous aujourd’hui, représentant une famille affligée, dans un pays en deuil, devant un monde en état de choc. » - Earl Spencer, le frère de Diana.  

Ces phrases plongent immédiatement dans le vif du sujet. Elles attisent notre attention et éveillent notre curiosité : nous nous demandons où l’orateur va nous mener.

2. Parlez-leur d’eux

Une fois gagnée l’attention de vos auditeurs, maintenez leur fascination en leur parlant d’eux. Parlez de leurs objectifs, de leurs aspirations, de leurs angoisses. Cicéron, l’un des plus grands orateurs de l’Histoire, affirmait que le talent d’un orateur se mesurait à  sa capacité à  éveiller et à  apaiser les angoisses de son public. Il avançait que l’on pouvait captiver une audience en lui évoquant un besoin, une douleur ou une menace. En anglais, ce principe est résumé par le trio magique « FUD » : fear, uncertainty and doubt.   

3. Restez dans le concret au début

Ne perdez pas immédiatement votre public en l’assommant avec des raisonnements abstraits ou des concepts académiques. Racontez-lui une histoire… qui mènera à  vos conclusions conceptuelles, comme une sorte de « morale ».

4. Faites évoluer l’histoire

Évitez les temps morts, aussi bien au niveau de la forme que du fond. Ne vous perdez pas dans des parenthèses qui n’apportent rien à  votre histoire. Quand nous lisons un roman, nous avons tendance à  nous désintéresser de l’histoire lorsque l’auteur s’arrête pendant deux pages pour décrire un décor bucolique. Nous voulons de l’action, du drame, du suspense. Nous sommes pressés par le temps et seuls le contenu et les résultats comptent.

5. Allez droit au but

L’un des grands plaisirs de vos auditeurs est de comprendre très vite où vous voulez en venir. Ne les privez pas de ce plaisir, ils vous en voudraient. N’axez votre discours que sur un seul objectif et rappelez-le régulièrement.

6. Jouez sur l’émotion

L’humour a une force de persuasion inhérente. Il confère à  l’orateur un avantage injuste parce qu’il change radicalement l’alchimie dans la salle et la disposition d’esprit de chacun. Mais ne vous improvisez pas comédien(ne) si vous ne l’êtes pas. Un humour forcé mènera forcément au flop.

Vous pouvez aussi vous confier sur un sujet personnel. Votre audience s’identifiera à  vous et une connexion s’établira. Évitez toutefois de verser dans le psychodrame.

7. Avivez l’interactivité

Des sociologies ont montré qu’un auditoire interactif est plus facile à  persuader qu’une audience passive. Vous devez amorcer une logique de « donnant-donnant » et donner l’impression à  vos auditeurs qu’ils jouent un rôle dans votre présentation. On voit cette logique à  l’œuvre dans les églises, avec les traditions de prières, et sur les bancs de l’école, où les professeurs les plus respectés s’allient leurs élèves en leur donnant droit de cité.

8. Restez concis(e)

Arrêtez de parler avant qu’ils n’arrêtent d’écouter. Ne parlez pas plus de 20 minutes. Au-delà  de ce temps, vous perdrez l’attention de vos auditeurs.

 

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