CMI va recruter 40 ingénieurs, dessinateurs et chefs de projets

Le groupe liégeois spécialisé dans l'ingénierie accumule les succès à  l'export. La responsable RH de sa division Energy dresse l'inventaire des profils recherchés.

Spécialisé notamment dans l'ingénierie d'équipements pour la production d'énergie, le groupe CMI a annoncé cette semaine avoir engrangé plusieurs succès importants sur les marchés étrangers. CMI Energy vient de remporter son troisième contrat pour une chaudière dédiée à  une centrale électrique thermosolaire à  tour. Ce nouvel équipement sera installé au Chili, sur la centrale Atacama 2, précise l'entreprise qui souligne que, à  l'instar des deux centrales déjà  prévues en Afrique du Sud et au Chili, Atacama 2 aura une capacité électrique de 110 MWe et, grâce au recours à  notre technologie des sels fondus, permettra un stockage de l’énergie solaire : elle pourra donc elle aussi fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Hors énergie solaire, plusieurs contrats ont aussi été remportés, portant sur des chaudières de récupération de chaleur pour centrales électriques à  cycle combiné gaz-vapeur à  destination des États-Unis, de la Turquie et du Kurdistan irakien. Enfin, CMI Energy a également été choisi par l’américain B&V pour la conception et la fourniture de quatre chaudières à  installer sur un bateau méthanier, l’objectif étant de le convertir en station mobile de compression de gaz, poursuit le groupe. Il s’agit là  d’une application innovante pour une technologie éprouvée.

Les traductions de ces contrats, qui permettent de porter le carnet de commandes dans ce domaine à  près de 300 millions d'euros, en hausse de 80 % par rapport à  l'année précédente, ne tarderont pas à  se concrétiser également sur le plan de l'emploi. Nous comptons effectivement recruter une quarantaine de nouveaux collaborateurs cette année, confirme Valérie Smeers, manager RH pour la division CMI Energy. Ces recrutements auront lieu de manière progressive, au cours des prochains mois.

Les profils recherchés ? Essentiellement des ingénieurs, des chefs de projets et des dessinateurs industriels, que la responsable RH estime avec confiance pouvoir attirer relativement facilement. CMI bénéficie d'une réelle attractivité auprès de ces profils, assure-t-elle. Nous recevons beaucoup de candidatures spontanées et nous encourageons vivement nos collaborateurs à  jouer le rôle d'ambassadeurs en nous recommandant auprès de leurs connaissances.

Si une expérience significative est souvent requise, étant entendu que la gestion de projets de ce type ne s'improvise pas, le groupe affirme cependant vouloir donner une chance aux jeunes diplômés. Nous avons la chance d'être entourés de très bonnes écoles d'ingénieurs et il nous semble important de leur ouvrir nos portes, estime Valérie Smeers. D'autant que les jeunes sont particulièrement enthousiasmés par les technologies que nous portons, notamment dans l'énergie solaire. Ils ont envie d'apporter leur pierre à  l'édifice sur le plan du développement durable.

Parmi les qualités requises, en particulier pour les fonctions de chef de projets, l'ouverture à  l'international est déterminante. Ce sont des métiers pour lesquels on est souvent en déplacement à  l'étranger, sur chantiers, à  la rencontre des fournisseurs ou des clients. Il faut donc aimer prendre l'avion, sourit la responsable RH. Pour celles et ceux qui affichent plusieurs années d'expérience, une expatriation est aussi envisageable, à  la demande, vu que nous disposons de filiales à  l'étranger.

Le groupe, basé à  Seraing où il s'est récemment doté d'un tout nouveau siège, est aussi implanté aux États-Unis, au Brésil, en Inde, en Russie et en Chine, notamment. Employant désormais plus de 4 000 collaborateurs dans le monde (dont 1 400 en Belgique), CMI a réalisé un chiffre d'affaires de 647 millions d'euros en 2013, porté par la diversité de ses activités dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie, de la défense et des services.

Quand une activité faiblit, d’autres peuvent prendre le relais, car elles répondent à  des cycles différents : on ne commande pas des centrales électriques au même rythme ou pour les mêmes raisons que des lignes de galvanisation dans la sidérurgie par exemple, nous expliquait Bernard Serin, le CEO de CMI, dans Références en septembre 2014. L’ingénierie elle-même est très cyclique, très dépendante de la conjoncture, alors que la maintenance est plus stable. C’est que ce qui explique que nous sommes parvenus à  rester constamment dans le vert ces dernières années.

Benoît July

 

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