Nethys a engagé plus de 600 personnes en cinq ans

Nethys, acteur majeur dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des médias, sera présent à  Talentum avec plusieurs top managers en vue de recruter une trentaine de personnes. Le point avec Stéphane Moreau, administrateur délégué, sur les perspectives de croissance de son entreprise ainsi que sur les profils recherchés et les attentes des recruteurs.

Nethys, une entreprise multisecteur ?

Nethys est une entreprise wallonne dont le développement s’est caractérisé, ces six dernières années, par une large diversification de ses secteurs d’activités. Elle est active dans des domaines technologiques à  haute valeur ajoutée tels que la distribution d’énergie, les télécommunications, les multimédias et la production d’énergie renouvelable au travers de marques comme Resa, VOO, Be TV, Nethys Energy ou encore Elicio.

Avez-vous avez déjà  participé à  Talentum ?

Oui, c’est la troisième année que nous participons à  cette opération. Et pour la deuxième année consécutive, nous serons à  Mons. De plus, cette année, nous avons aussi décidé d’être présents à  Charleroi . Pour la province du Hainaut, c’est une opportunité de pouvoir organiser deux rendez-vous de l’emploi d’une telle ampleur.

Pourquoi une entreprise comme la vôtre s’investit-elle dans ce genre d’événement ?

Nous sommes un gros employeur dans des secteurs extrêmement diversifiés, avec une pyramide des âges assez équilibrée et des départs chaque année. Ce qui implique que nous avons un potentiel quasi permanent de recrutement. Être présent à  Talentum nous permet d’avoir, en une journée, un maximum de contacts et de curriculum vitae. Pour les postulants qui viennent de divers horizons (demandeurs d’emploi, étudiants, personnes en réorientation professionnelle…), c’est une occasion rarissime de voir au même endroit une telle concentration d’entreprises, de rencontrer des patrons, d’avoir des entretiens avec eux et d’essayer de les convaincre. Notre entreprise sera en effet représentée par nos top managers.

Quel public rencontrez-vous sur des événements comme Talentum ?

On rencontre des jeunes, mais aussi des gens expérimentés parfois licenciés dans la force de l’âge, dont des ingénieurs. Cela n’a pas de prix de rencontrer des gens comme ça.

Quel est le profil des gens que vous recrutez ?

Nous avons un panel d’activités très varié, donc nous avons un potentiel d’intérêt pour des CV très différents. Cela va de l’ouvrier au top financier. Quand on est une entreprise qui se développe, on offre un potentiel à  des personnes pour des métiers techniques de terrain, mais aussi pour des gens avec des formations universitaires de pointe. Et pour offrir des services de qualité, il faut du personnel compétent. Il nous faut donc des profils dynamiques, curieux, analytiques et centrés sur les besoins du client.

Combien de personnes allez-vous recruter ?

Pour les divers secteurs qui seront présents au Lotto Mons Expo, nous avons une trentaine de postes (H/F) à  pourvoir : des techniciens, des ingénieurs, mais aussi des analystes-développeurs, des directeurs, des commerciaux… principalement dans le secteur des télécommunications. Pour notre département basé à  Strépy, nous recherchons un spécialiste en travaux de maintenance et en développement de réseau de télédistribution. Talentum, c’est aussi l’occasion pour nous d’établir une réserve de recrutement avec les CV.

Pour être engagé chez vous, il faut…

La formation est le passeport d’entrée, mais il faut aussi une personnalité, un état d’esprit, de la sociabilité et de la motivation. Ce dernier critère est peut-être même le numéro un à  mes yeux.

En tant que recruteur, à  quoi êtes-vous sensible ?

Il faut bien évidemment la formation de base nécessaire pour le job concerné mais, comme je l’ai dit, la motivation, la sociabilité et même l’adaptabilité sont importantes. Même si on essaie que les personnes travaillent près de chez elles, on est présent sur tout le territoire francophone et on peut être amené à  bouger. J’aime bien aussi les gens qui ont la capacité de travailler en équipe, qui sont très souples et très ouverts. C’est important quand on travaille dans une équipe d’avoir la capacité d’établir des relations cordiales avec ses collègues.

Il y a des choses qui vous rebutent lors d’un entretien d’embauche ?

Non, franchement, j’ai toujours des entretiens agréables et constructifs. Généralement, quand les gens font la démarche de venir se présenter ou qu’ils demandent à  quelqu’un de venir les conduire au lieu de rendez-vous, c’est qu’ils sont animés d’une volonté de s’en sortir ou d’évoluer. Personnellement, je n’ai rencontré que des gens motivés.

Qu'offrez-vous aux gens que vous engagez ?

De bonnes conditions d’emploi et des perspectives de carrière. On fait en sorte que les gens trouvent des perspectives dans notre région, car les gens veulent évoluer. On a un taux de rotation fort faible dans notre call center. C’est que les gens se sentent bien ici. Par ailleurs, entre 2011 et 2015, nous avons augmenté notre effectif de 5,9 %. Actuellement, nous sommes un peu plus de 2 500 collaborateurs dans les principaux sites du groupe en Wallonie (dont 618 personnes à  Liège, 157 dans le Hainaut et 516 à  Herstal) et à  Bruxelles (près de 400 personnes).

Quel est le profil de votre personnel ?

En 2009, nous avions environ 13 % d’universitaires, 31 % de niveau A1 et 53 % de niveau secondaire. Cette année, nous atteignons 50 % de niveau universitaire, 31,3 % d’A1 et 18,8 % d’études secondaires.

En tant que patron, à  quoi êtes-vous attentif ?

Je suis attentif à  préserver le job de mon personnel. Un autre élément auquel je suis extrêmement vigilant, ce sont les conditions de travail, notamment la sécurité.

Dans quelles régions recrutez-vous ?

Partout. Depuis 2009, nous avons engagé 616 personnes, principalement à  Liège (368 personnes), mais aussi en Flandre orientale et occidentale (6 personnes), à  Anvers (4 personnes), Bruxelles (près de 90 personnes) ou dans le Brabant wallon et flamand (plus de 40 emplois).

Quels sont vos projets ?

On va continuer à  investir dans le secteur des énergies renouvelables, tant en Belgique qu’à  l’étranger au travers d’Elicio. Mais on mettra aussi des moyens pour le développement d’applications nouvelles qui favorisent l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les foyers : un véritable défi pour demain. Ces investissements restent cohérents par rapport aux développements transversaux de nos secteurs d’activités énergétiques et celui des télécommunications.

Laurence Briquet

 

 

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