Ouf ! Bientôt les vacances...

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Bien mérités, les congés annuels offrent en principe l'occasion de décrocher du boulot. Mais un tiers des travailleurs avouent pourtant ne pas décrocher... complètement.

Le constat, dressé pour le compte de Tempo-Team auprès de 400 travailleurs, ne devrait pas surprendre grand-monde : deux travailleurs sur trois éprouvent une forte pression au travail et un sur trois déclare ne pas parvenir à  se détendre totalement après sa journée de boulot ni même pendant le week-end. Un travailleur sur deux voit des collègues tendus et une augmentation des cas de burn-out. Un sur trois estime que sa santé pâtit d'une vie trop agitée. Mais quelque 40 % des répondants envisagent tout de même positivement cette pression professionnelle, parce qu'ils prennent du plaisir dans leur emploi.

Dans ce contexte, les vacances sont indispensables, pour la moitié des travailleurs sondés, afin de recharger les batteries. Un travailleur sur trois déclare en avoir besoin parce qu'il est épuisé à  la suite d'une longue année de travail. La plupart (deux tiers) réclament surtout des congés courts, les autres aspirent à  des vacances plus longues.

Mais même en vacances, le travail demeure présent. Près de la moitié des gens gardent des contacts occasionnels avec le travail et un tiers lisent régulièrement leurs e-mails, constate-t-on chez Tempo-Team. Bien qu'une personne sur trois ne trouve pas gênant de remplir une tâche professionnelle durant ses vacances, une proportion identique de travailleurs déplore de ne pas pouvoir déconnecter totalement du travail pour se détendre sereinement. Pour ne pas être dérangés, la moitié des salariés préfèrent partir en vacances sans GSM ni ordinateur. Mais le stress est grand au moment de reprendre le quotidien, parce que dans trois quarts des cas, le travail s'est accumulé. Les tâches ne sont assumées par un collègue ou un intérimaire que dans la moitié des cas. 

Vacances ou interruption de carrière

Vu l'effet positif apparemment tout relatif des vacances, près d'un travailleur sur deux affirme que de longues interruptions de carrière s'avèrent nécessaires pour pouvoir travailler plus longtemps. Selon une personne sondée sur trois, ce serait même la seule façon de se détendre totalement. Les raisons pour prendre un tel break ne manquent pas : prendre davantage de temps pour soi-même, prendre soin d'un proche, consacrer davantage de temps à  ses enfants, se reposer pour combattre le stress et la pression au travail, voire partir en voyage, suivre une formation, effectuer des travaux à  la maison ou encore lancer une activité indépendante...

La majorité des répondants regrettent donc que le crédit-temps pour ce genre d'interruption de travail ne soit plus encouragé ni soutenu par les autorités : avant l'introduction de ce nouveau régime, un salarié sur dix avait d'ailleurs l'intention de prendre un crédit-temps en 2015. Plus de la moitié des répondants sont convaincus que sans cette forme d'interruption de carrière, le nombre de burn-out ou de dépressions va encore augmenter.

Benoît July

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