À chaque secteur d’activité son tabagisme

La proportion de fumeurs était de 41,4% chez les ouvriers du bâtiment en 2016, contre 15,3% chez les enseignants. Le nombre de travailleurs belges qui fument diminue de façon constante: 26,4% l’an passé, contre 27,5% en 2013. Mais ce chiffre diffère considérablement en fonction du secteur d’activité, relaye HR Square.

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C’est ce qui ressort d’une enquête du Groupe IDEWE, service externe pour la prévention et la protection au travail, qui s’est penché sur la consommation de tabac par secteur. Dans le cadre de cette enquête, environ 220.000 dossiers médicaux de travailleurs ont été étudiés au cours des dernières années.

Le secteur d’activité auquel appartient le travailleur jouerait un rôle prépondérant dans son comportement tabagique. On dénombre ainsi presque 2,5 fois plus de fumeurs dans le secteur de la construction (41,4%) que dans celui de l’enseignement (15,3%). La construction est suivie de près par le secteur du transport (40,6%).

Notons aussi que, contrairement à la tendance générale, la consommation tabagique dans certains secteurs est en nette augmentation: +0,7% pour les secteurs du commerce de détail et +2,4% pour celui  des services.

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Les employeurs auraient pourtant tout intérêt à ce que leur personnel arrête de fumer. Question de santé, de disponibilité. “Nous appelons dès lors à promouvoir davantage la santé au travail”, explique Lode Godderis, directeur du service Knowledge, Information & Research du Groupe IDEWE. “Pour ce faire, il est important que cet effort soit soutenu tant par les travailleurs que par les employeurs”.

De nombreuses entreprises proposent à leurs collaborateurs des programmes d’accompagnement pour les aider à arrêter de fumer. 

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