Aîné, cadet, benjamin ou enfant unique : votre place dans la famille influence-t-elle votre carrière?

Aîné, cadet ou benjamin. Selon plusieurs spécialistes psychanalystes, la place dans la famille serait un critère déterminant de notre personnalité. Et si cela pouvait influencer notre carrière et notre choix professionnel ?

aîné

Tout au long du XXe siècle, des psychanalystes tels que l’autrichien Alfred Adler et le docteur Frank Sulloway se sont évertués à étudier les membres de la famille et la place qu’ils occupent au sein du cocon familial. Selon eux, le lien entre mental et ordre de naissance est motivé. Ils ont également ébauché les ‘profils types’ des différents enfants d’un foyer.

Et si notre place dans la fratrie influençait aussi notre choix de carrière et la manière dont nous nous comportons au travail ? Ainé, benjamin, cadet ou enfant unique, voici ce que disent les théories sur ces différentes personnalités professionnelles.

1) L’aîné : l’âme d’un leader

Personne naturellement autoritaire, sérieuse, consciencieuse et toujours dans l’attente de l'approbation de sa hiérarchie. Très perfectionniste, l’aîné peut ressentir de l’anxiété lorsqu’un dossier n’est pas bouclé. Il acceptera difficilement l’échec.

L’aîné est défini par les spécialistes de l’époque comme un ‘parent intermédiaire’, celui qui veillera toujours sur plus jeune que soi. Il acquiert très tôt un sens aïgu des responsabilités et développe ainsi plus facilement son autorité.

Au travail, les aînés seraient plus aptes à occuper des postes de managers puisqu’ils préfèrent faire figure d’autorité plutôt que de la subir. De plus, selon un psychologue américain, les plus grands de la famille se sentiraient rassurés dans de grandes structures aux règlements bien définis.

2) Le cadet, l’enfant du milieu : le grand médiateur

Très sociable, le cadet s’adapte facilement à son environnement et fait preuve de pragmatisme. Diplomate, il sait s’intégrer et maîtrise parfaitement ses relations professionnelles et la négociation.

La sociabilité du cadet accentue son côté empathique et le rend davantage altruiste, ouvert et innovant que les autres membres de la famille. D’après Sulloway, le cadet serait plus ouvert à la nouveauté et donc plus tenté par des expériences à l’étranger.

L’enfant du milieu aurait également tendance à faire la médiation notamment lors de conflit ou de disputes familiales. Toujours dans une logique de démarcation, le cadet cherchera à se différencier dans un domaine dans lequel ses frères et ses sœurs ne brillent pas.

>> A lire aussi : Un enfant sur 9 grandit dans une famille sans emploi

3) Le benjamin : l'artiste né

Créatif, plein de charisme, le benjamin le sait et en joue. Il n’hésitera pas à donner un coup de main à ses collègues et se rendra accessible pour son entourage, professionnel comme privé.

Souvent appelé 'chouchou des parents', le petit dernier de la famille est moins enclin à crouler sous les attentes de ses géniteurs, plus libre de suivre ses rêves de carrière. Sa clairvoyance le rend parfois un brin ‘manipulateur' puisqu’il sait tirer les ficelles de ses charmes pour obtenir ce qu’il veut.

Plus épaulé depuis le jeune âge, moins stressé au sein du noyau familial, le benjamin serait moins débrouillard et indépendant que ses frères et sœurs. Il serait par ailleurs moins enclin à occuper des postes à responsabilités et plus égocentriques. En revanche, il ferait preuve d’une grande persévérance, mué par l’envie de surpasser son entourage.

4) L’enfant unique 

L’enfant unique connaît un développement similaire à celui de l’aîné : il aurait un grand besoin de reconnaissance, d’attention et serait, lui aussi, plus apte à diriger.

Les enfants uniques feraient plus d’études que ceux ayant des frères et sœurs et accèderaient également à des métiers perçus comme ‘prestigieux’ (droit, médecine, ingénierie, etc.).

Source: Welcome to the jungle

>> A lire aussi : Les membres de la famille se favorisent entre eux

>> Consultez toutes nos offres d'emploi

Retour à la liste