Animaux au bureau: le bon plan pour la zénitude?

Rédigé par: Lucie Hermant
Date de publication: 11 juin 2019
Catégorie:

Animaux

Amener Médor, Rex et Poussinette au travail, un concept encore assez peu connu chez nous, mais c’est une idée qui a du chien, avec toute une série de vertus.

Imaginez-vous traverser votre open-space et croiser des chiens couchés sagement à côté des bureaux, ou cherchant des caresses près de la machine à café. Dingue? Pas tant que ça. Les arguments pour séduire employeurs et collaborateurs ne manquent pas, même si ça demande un poil d’organisation. Quelques entreprises belges sont déjà séduites, comme Mars Belgium, Elle Belgique ou encore Nestlé. Vous restez sceptiques? Lisez plutôt.

Du bonheur tout doux

Plusieurs recherches scientifiques qui ont été menées, principalement aux Etats-Unis, démontrent d’abord que le simple fait de caresser un animal libère des endorphines chez l’homme. Une première dose d’hormone du bonheur qui pourrait donc être à portée de main sur notre lieu de travail, souvent générateur de stress. Mais au-delà de cela, les vertus sont aussi pratiques. Le simple fait de devoir sortir son chien oblige le collaborateur à faire une pause dans une journée souvent (trop?) chargée. Une sorte de promenade forcée, pour un bol d’air vivifiant qui ne pourra avoir qu’un impact positif sur l’efficacité au travail. Tout bénef’ donc pour les patrons, d’autant que les maîtres qui peuvent prendre leur toutou au bureau sont, en toute logique, moins pressés de rentrer chez eux le soir pour sortir César.

Plus d’humanité

Claudia Lomma, directrice générale chez Elle Belgique et Marie-Claire Belgique, est une convaincue. «Je pense que ça augmente la productivité au lieu de la freiner. Si je devais laisser mon chien chez moi tout seul, tous les jours, je partirais plus tôt pour le sortir, je ferais plus facilement du home-working, etc. Alors qu’aujourd’hui, si j’ai besoin de rester jusqu’à 21 heures, ça ne me pose plus de problème. Ça, c’est l’argument qui séduit surtout mon boss. Mais pour moi, l’élément le plus important, c’est que ça fédère les gens, ça apaise les tensions, il y a un truc convivial, et c’est important. Pour l’instant, le milieu de la presse vit quelque chose de violent, et ça permet de remettre un peu d’humanité.»

Et les histoires cocasses ne manquent pas, notamment chez Mars Belgium. Kathy Heungens, Directrice Corporate Affairs: «Il y a des anecdotes rigolotes tous les jours, les animaux nous font beaucoup rire. Quand on est en réunion par exemple, si ça devient long ou tendu, les chiens se mettent parfois à ronfler, ça fait rire tout le monde et fait retomber toute la pression. Alors on repart pour la suite, mieux concentrés.»

Un beau foutoir?

Intégrer les animaux au travail, c’est une étape à franchir avec, comme toujours, le risque de s’exposer à quelques râleries, notamment chez les collaborateurs un peu moins amoureux des bêtes. Une erreur, selon Kathy Heungens. «Ceux qui n’ont pas encore essayé ont peur que ça influence leur concentration, ce qui peut arriver au début, quand on n’est pas habitué. Mais une fois que c’est inscrit dans les habitudes, tout roule. L’astuce est de le faire step by step, avec un bon règlement que les maîtres signent. Quand il y a de bonnes règles, il y a une bonne entente.» Et les règles en question, chaque entreprise peut évidemment les appliquer comme elle le sent. Si chez Mars Belgium, les chiens sont gardés à la laisse, avec un panier, un tapis sous le bol d’eau et sans avoir de nourriture au travail, la philosophie est toute différente chez Elle Belgique. «La logique veut que le chien reste dans le bureau de la personne, mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. Il y a des mini open-spaces, les chiens s’y promènent, ils ont une véritable vie sociale. Maintenant, quand il y a des chiens plus turbulents, les maîtres comprennent eux-mêmes que ce n’est pas adapté. En fait, la règle, c’est juste qu’il ne faut pas embêter les autres. Mais il y a beaucoup plus d’avantages à les avoir près de nous, que d’inconvénients!» Enfin, nous n’oublierons pas que le concept ne peut, évidemment, pas convenir à tous les business. Un bureau qui doit régulièrement accueillir des clients, par exemple, sera moins facile à convertir au «Take Your Dog to Work».

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