Apprendre à se connaître pour s’épanouir au travail

Rédigé par: Philippe Van Lil
Date de publication: 7 août 2023

Apprendre à se connaître

Votre métier vous permet-il de vous épanouir ? Il n'y a pas de miracle : pour tendre vers un métier qui colle vraiment à vos aspirations personnelles, il faut apprendre à les connaître. L’introspection ne se limite toutefois pas aux envies ; il faut aussi savoir ce dont on est capable. Cet exercice permet de se positionner au mieux sur le marché du travail.

Manque d’envie, ennui, doutes, coups de mou à répétition, malaise, burnout… Le manque d’épanouissement au boulot peut se manifester sous de multiples formes. Il est alors grand temps de s’arrêter un moment pour faire le point et aller de l’avant.

Ne pas attendre le dernier moment

Se donne-t-on généralement le temps de dresser un tel bilan ? Pour Julie Tummers, Cofondatrice de Cocorico And Co, une ASBL active dans l'accompagnement de personnes en transition professionnelle, la réponse est assurément négative : « Souvent, on ne prend pas le temps de se poser les questions qui permettraient de concilier ses propres aspirations avec sa vie professionnelle. »

On n’opère effectivement souvent une telle démarche qu’en cas de licenciement ou de crise majeure. « Beaucoup de personnes que nous accompagnons, notamment via nos ateliers collectifs, ont traversé des expériences professionnelles douloureuses. Elles vivent un moment de rupture. Idéalement, mieux vaut ne pas en arriver là et apprendre à mieux se connaître anticipativement si l’on veut se positionner ou se repositionner dans le monde du travail. »

Établir une cartographie

Dresser un bilan, c’est se poser de multiples questions, qui englobent divers aspects de la vie personnelle comme professionnelle : quelles valeurs trouve-t-on importantes à nos yeux ? Qu'aime-t-on réellement faire ? Dans quelles tâches est-on vraiment bon ? Que peut-on apporter à une entreprise? Quels moteurs nous font avancer ? Préfère-t-on travailler seul ou en équipe ? À temps plein ou partiel ? Avec quel statut ? Avec quel genre de management et quel niveau de responsabilité ? Avec quelles attentes salariales ? Etc.

Comme le résume Julie Tummers, « l'essentiel est d'établir une cartographie de ses besoins, de ses envies, etc. Ceci permettra de définir un périmètre de recherche où trouver sa juste place. » Et cela aboutit parfois à des résultats surprenants : « Alors qu’on réfléchissait à se diriger vers le métier de nos rêves, on se rend compte qu’il ne correspond pas du tout à notre réalité, à nos aspirations : temps ou énergie disponible, compétences requises, envies, etc. Dans le même temps, on prend conscience qu’il suffit parfois de réaligner certains éléments, comme une discussion avec son manager ou le passage à temps de travail adapté, pour que la motivation ou l’énergie revienne et pour retrouver de l’épanouissement dans son métier actuel. »

Osez rêver !

Toutefois, nuance notre interlocutrice, « il faut s'autoriser à rêver à un idéal. Celui-ci est peut-être encore loin, mais petit à petit on peut s'en rapprocher. L'important est d'avancer, pas à pas, vers cet idéal. C’est aussi en cheminant vers celui-ci qu’on trouve du sens et de la joie dans ce qu'on fait. Parfois, une phase d'introspection amène un individu à simplement reprendre confiance en lui ; il découvre alors qu'en réalité, il a déjà en lui d'énormes potentialités qu’il pourra désormais exploiter. »