Au cœur de l'hôpital, la technique

Rédigé par: Philippe Van Lil
Date de publication: 21 sept. 2022
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Qui dit hôpital dit blouses blanches et personnel soignant. Il ne faudrait cependant pas oublier le fonctionnement technique qu’impose la mise à disposition d’un tel bâtiment et de ses équipements. Ici aussi, les effectifs sont d’une importance cruciale.

CHU UCL Namur

Une maîtrise à 360°

Sur le site de Sainte-Élisabeth du CHU UCL Namur, Jean-Marc Henry, Chef de service du Service technique, coordonne les activités d'une équipe de 21 personnes. Leurs tâches : assurer le fonctionnement et la maintenance de tous les systèmes de ventilation, climatisation et chauffage ; réaliser des travaux de menuiserie, de peinture, de plomberie, etc. ; gérer les interventions d’entreprises extérieures pour des travaux d'entretien ou autres ; collaborer avec les organismes de contrôle agréés chargés de veiller au respect des normes ; organiser le ramassage des déchets, etc.

Jean-Marc Henry admet qu’il ne connaissait pas le milieu hospitalier quand il a démarré dans cette fonction multitâche : « J'avais un bagage de vingt ans comme électromécanicien dans l'industrie alimentaire. J'ai donc dû apprendre beaucoup de choses en arrivant ici. Sur le plan technique, un hôpital est vraiment très comparable à une industrie ayant une technique de pointe et dont le niveau de sécurité est au plus haut niveau, en l’occurrence tant pour les patients que pour le personnel. »

« Il va sans dire qu’un tel métier exige de rester en permanence à l'affût du moindre problème qui pourrait survenir dans des locaux sensibles comme les blocs opératoires ou sur des installations critiques qui supportent la vie des patients. L'approvisionnement en eau et en électricité doit également être maîtrisé à tout moment », renchérit Didier Hannesse, Chef du Département logistique du site hospitalier de Godinne du CHU UCL Namur.

Wanted alter ego

Actuellement, ce site de Godinne est justement à la recherche d'un alter ego à Jean-Marc Henry. « La fonction impose évidemment une bonne maîtrise des techniques traditionnelles du bâtiment, mais aussi des équipements plus spécifiques au milieu hospitalier », prévient Jean-Marc Henry. « Ce type de profil pourrait par exemple correspondre à celui d'un ingénieur en électromécanique. Ce poste demande aussi des qualités d'animateur d'équipe. »

Didier Hannesse souligne que le postulant « devra forcément être quelqu'un de passionné par le métier de la maintenance, puisqu’il existe peu de lieux comme un hôpital où sont pratiquées une telle diversité de techniques. Un autre facteur potentiel d’attrait du poste est le cadre de travail particulièrement agréable : le site de Godinne est verdoyant et en bord de Meuse.»

Des défis en vue

Ce ne sera pas une fonction de tout repos néanmoins. Comme le détaille Didier Hannesse, « outre le maintien des installations existantes, ce nouveau responsable sera confronté à différents challenges supplémentaires, notamment pour l’aspect social et humain de la fonction. »

Par ailleurs, un vaste programme de construction et de rénovation concerne actuellement tous les sites du CHU. « Il s’agira d’accompagner ces chantiers mais aussi de mettre en place des procédures de suivi de la performance de la gestion quotidienne de la maintenance des bâtiments via les indicateurs adéquats. Le chef de service devra également contribuer à l'amélioration des infrastructures et à la maîtrise des coûts, singulièrement dans le domaine des consommations énergétiques. »

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Didier Hannesse, Chef du Département logistique du site hospitalier de Godinne du CHU UCL Namur et Jean-Marc Henry, Chef de service du Service technique.