Audi Brussels, un fleuron technologique « très porté sur l'humain »

Publié : lundi 22 février 2016 Par

SPECIAL TOP EMPLOYERS | Thomas Neuhaus est directeur général des ressources humaines d'Audi Brussels, qui bénéficie par ailleurs également du label Employer of the Year. « La clé de voûte de notre politique RH consiste à placer l'humain, l'opérateur, l'employé, au centre de notre attention », assure-t-il.
 
Quels sont les 3 principaux facteurs qui justifient à vos yeux l'obtention de la certification Top Employer ?
 
Notre culture de travail a été organisée pour que nos employés se sentent à l’aise à tous points de vue. Je pense notamment à notre offre au niveau de la prévention médicale et des soins de santé (notre programme « Audi Check up »), à la coopération loyale avec nos syndicats, entre autres. Nous veillons aussi à donner à nos collaborateurs de multiples possibilités de développement de carrière et avons instauré une véritable politique de formation visant l’amélioration continue des compétences. Nous étions par exemple la première entreprise industrielle en Belgique à instaurer un système de formation en alternance et nous nous préparons activement à la digitalisation de notre usine (« smart factory ») afin d'assembler le nouveau véhicule électrique : les formations en vue de la production en série à partir de 2018 ont déjà démarré...
 
Pourquoi la formation est-elle si importante ?
 
Nous sommes confrontés à une pénurie de personnel qualifié, dans un contexte de compétition très forte où le talent, l'expertise, le savoir-faire sont très recherchés. La formation continue constitue dès lors un facteur important de notre compétitivité et de notre succès à long terme : seules des équipes bien formées et bien qualifiées seront en en mesure d’affronter les défis du futur. De plus, la formation ouvre pour nos collaborateurs de réelles perspectives d'évolution, tant au niveau personnel que professionnel. Elle constitue un parfait exemple de la philosophie générale d'Audi, qui consiste à placer la personne, l'employé, au centre de sa stratégie RH.
 
Quels sont les défis de votre politique RH ?
 
Nous devons constamment adapter notre stratégie en fonctions des défis qui se présentent à nous. Or, ceux-ci sont nombreux ! Je pense au facteur démographique, à la révolution numérique et à l'internationalisation de la production, Audi Brussels étant appelée à devenir une usine de référence pour l'électromobilité au sein du groupe. De plus, une nouvelle génération de collaborateurs arrive, qui nous font part de leurs desiderata : c'est à nous de réagir pour rester attractifs.
 
Comment vous adaptez-vous ?
 

Sur le plan du défi démographique, je citerai notre attention à l'ergonomie des postes de travail et notre promotion de la santé au travail. S'agissant de la révolution numérique, nous adaptons en permanence notre production aux principe de la « smart factory ». Nous avons également introduit une plate-forme digitale baptisée « Enterprise 2.0 » afin d'améliorer nos processus collaboratifs à l'échelle mondiale. Quant à la nouvelle génération, l'engagement sociétal est une valeur très importante à ses yeux : nous avons renforcé nos activités en matière de responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) en soutenant des partenariats avec des organisations telles que le Créahm, la Fondation Menuhin, l’école des jeunes de la Royale Union Saint Gilloise ou encore diverses actions dans le cadre de la crise des réfugiés. Cette génération a aussi des attentes très fortes en matière de « worklife balance » et nous y répondons par des modèles d'organisation plus flexibles, plus créatifs. Et ce, sur base d'enquêtes régulières auprès de notre personnel, dont les recommandations sont prises en considération.
 
Cette certification constitue-t-elle un “plus” sur le plan du recrutement ? En particulier vis-à-vis de profils critiques ?
 
Ce processus de certification est un puissant stimulant pour continuer à nous améliorer. Il nous permet aussi de renforcer notre attractivité, même si l'arrivée du nouveau véhicule totalement électrique y contribuera évidemment également. Ceci étant, en raison du nombre insuffisant de diplômés, nous éprouvons des difficultés à recruter certains profils comme des ingénieurs, des techniciens d'entretien ou d'installation, ou encore des professionnels dans des métiers d'avenir comme la « construction légère », la digitalisation et la connectivité ou encore l’électromobilité. De tels profils seront sans aucun doute très activement recherchés à l'avenir...

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