Bientôt la suppression de l’ancienneté dans la rémunération?

Rédigé par: M. Martin
Date de publication: 24 oct. 2018
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72 % des employeurs du secteur marchand plaident pour une suppression complète de la rémunération liée à l’ancienneté, pour 17 % dans le non-marchand. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par Acerta, le prestataire de services en ressources humaines, relaye Belga.

Secteurs marchand et non-marchand confondus, 57,6% des employeurs sont favorables à la suppression complète de la valorisation de l'ancienneté. Plus l'entreprise est grande, plus ses dirigeants plaident pour l'abandon de la pratique. Ils sont ainsi 70% dans les sociétés d'au moins 500 travailleurs, contre 52% dans celles de moins de 20 travailleurs.

Selon les employeurs favorables à la suppression totale de la mesure, le système n’est pas suffisamment motivant pour le travailleurs. Ils jugent en effet qu’ancienneté et productivité ne connaissent pas nécessairement la même augmentation.

Du côté des opposants, on craint principalement une augmentation accrue des demandes individuelles de salaire. Pour l’ensemble des patrons, la disparition de l’ancienneté dans le salaire aura comme conséquences principales des différences plus importantes entre individus d’une même fonction (76 %), une rotation plus élevée du personnel (41 %) ou encore une augmentation des frais salariaux tout au long de la carrière (34 %).

En cas d’abandon du système, la différenciation salariale devrait se constituer sur base de l’évaluation des prestations, pour 86 % des sondés.