Bruxelles n'attire pas les entreprises exilées par le brexit

Publié : vendredi 9 décembre 2016 Par

Les faiblesses de Bruxelles dans un scénario post-Brexit ont été pointées par Deloitte, le cabinet d’audit et de conseil. Face à Paris, Amsterdam ou encore Dublin, la capitale belge est loin de faire le poids, explique l’Écho.

Le Brexit entraînera la délocalisation vers le continent de nombreuses activités financières basées actuellement dans la City, à Londres. Dès lors, les différents pays européens se bousculent pour attirer ces activités à haute valeur ajoutée.

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Cependant, héberger des institutions européennes comme le fait Bruxelles ne sera pas suffisant pour remporter la mise. De nombreux critères sont à prendre en compte:

Au niveau du personnel qualifié, Bruxelles ne peut offrir autant que Paris ou Londres, deux capitales considérées comme les “plus gros hubs financiers en Europe”: 300.000 personnes actives dans le secteur contre 100.000 pour la ville de Mannekenpis.

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Par contre, la capitale belge ne s’en sort pas trop mal au niveau du coût de la main d’oeuvre: un analyste financier coûte en moyenne 120.000 euros par an à Bruxelles, soit 20% moins cher qu’à Paris et 33% plus cher qu’à Amsterdam.

En terme d’espaces de bureaux disponibles, Bruxelles s'en sort plutôt bien avec un taux de vacance de 10%. Le problème: de nombreux bureaux sont en périphérie ou éparpillés un peu partout dans le ville. Le taux de vacance dans le quartier européen est, quant lui, tombé à 5%.

Heureusement, les loyers les plus bas du classement sont attribués à Bruxelles.

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En conclusion, “Bruxelles se situe au milieu du peloton, souffrant principalement de lourdes charges salariales et d’une moindre présence de main-d’oeuvre spécialisée dans les métiers de la finance”, explique Frédéric Sohet, associé chez Deloitte, à l'Écho. Il estime aussi que “les règles fiscales et comptables pourraient être plus compétitives et flexibles”.

Dès lors, cinq atouts de niche doivent être exploités selon lui: les start-up prometteuses dans le domaine des sciences de la vie et des nouvelles technologies, la population expatriée jeune et multiculturelle, la qualité de vie à un prix abordable, les loyers concurrentiels et les connexions multimodales aisées avec Paris, Londres, Amsterdam et Francfort.

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