Ces statuts Facebook qui les ont fait virer

C’est une tendance moderne : on entend de plus en plus de cas de travailleurs virés à cause d’un statut Facebook. Certains licenciements donnent suite à des procès, qui donnent parfois raison à l’employeur et qui font donc jurisprudence.

Ainsi en 2011, le tribunal du travail de Louvain a accepté le licenciement pour motif grave d'un cadre qui avait posté sur Facebook plusieurs critiques et commentaires sur les résultats décevants de son entreprise.

En France aussi, ce type de licenciement prend de l’ampleur. Facebook est désormais considéré comme une sphère publique ou le fait de dénigrer son employeur peut être puni... Et le réseau social est très souvent utilisé comme preuve au tribunal du travail. Aujourd'hui, Facebook est devenu un traître : la géo localisation ou les photos de vacances vous inculpent de faux congés maladies, et vos statuts postés sous le coup de la colère peuvent se retourner contre vous. Quelques exemples...

  • « Qu’on leur mette le feu à cette boîte de merde »

Lorsqu’un de ses collègues se fait licencier, cette employée d’une entreprise d’ameublement se lâche sur Facebook. « Cette boîte me dégoûte », « Ils méritent juste qu’on mette le feu à cette boîte de merde ». Problème : son compte Facebook n’est pas suffisamment paramétré et est donc considéré comme public. Elle sera licenciée pour faute grave (dénigrement de l’entreprise) et déboutée en première instance et en appel.

  • « Bâtards » et « grosses connes »

Une caissière de supermarché a été licenciée pour faute grave parce qu’elle se plaignait fréquemment et avec vulgarité de son travail. Elle rouspétait sur son mur Facebook contre « certaines grosses connes », ses « horaires à la con » ou  des « réflexions de bâtards ». Le tribunal du travail a rejeté sa demande en justice, donnant raison à son employeur.

  • « De belles baltringues »

Quand un de ses collègues est écarté de l’antenne, un animateur radio insulte sa direction de « belles baltringues anti-professionnelles ». Son employeur fait une capture d’écran de la page, qui lui servira de preuve plus tard, et licencie l’animateur pour faute grave et propos injurieux. Débouté au tribunal du travail, celui-ci gagnera malgré tout son procès en appel.

  • « Stupide vache coincée »

Un garde royal britannique de 18 ans devait prendre part au mariage de Kate et William. Mais quelques jours avant, Kate est passée devant lui sans le regarder, et cela l’a profondément vexé. Il s’est répandu en injures sur Facebook : « Tout ce que j'ai eu c'est un stupide signe de la main pendant qu'elle regardait dans la direction opposée. Stupide vache coincée. Je ne suis pas assez bien pour eux ? Foutue snob. Qui en a quelque chose à foutre d'elle ? » Le jeune garde de Buckingham Palace a donc été viré juste avant le mariage princier.

Source (et la suite) : Cadremploi.fr, Lalibre.be

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