Ceux qui travaillent par obligation sont deux fois plus absents

Date de publication: 20 déc. 2019

Plus d’un travailleur sur cinq qui travaille par obligation est absent au moins 21 jours pour cause de maladie ou d’accident domestique, alors qu'ils ne sont plus que 10 % lorsqu’ils choisissent délibérément de travailler, selon Securex, le prestataire de services RH.

Burn-out

Par conséquent, ceux qui travaillent parce qu’ils le souhaitent courent moins de risques de burn-out, envisagent moins souvent de changer d’employeur et sont disposés à travailler quatre ans de plus que ceux qui travaillent parce qu’ils le doivent. Une personne motivée de manière autonome travaille parce qu’elle le souhaite et donc par envie ou parce qu’elle trouve que son travail a du sens. Cette motivation autonome s’accroît par l’accomplissement de trois besoins de base universels: se sentir autonome dans sa fonction, se sentir relié(e) avec les collègues sur le lieu de travail et se sentir compétent(e) dans le travail.

Les travailleurs qui travaillent parce qu’ils y sont obligés se portent presque deux fois plus souvent malades sans l’être vraiment (17%, contre 10%). À peine 7% des personnes motivées de manière autonome encourent un risque de burn-out. Parmi les travailleurs qui ne travaillent que parce que c’est obligatoire, ils sont près de la moitié, soit pas moins de sept fois plus. Les travailleurs qui travaillent par obligation souffrent plus de problèmes de tension ou de stress.

Enfin, les collaborateurs qui travaillent parce qu’ils le souhaitent personnellement ont moins vite l’intention de quitter l’entreprise (8% contre 16%). Il ressort également des résultats de l’étude que ces travailleurs sont disposés à travailler 4 ans de plus (jusqu’à 60 ans) que ceux qui travaillent par obligation (jusqu’à 56 ans).

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