Comment bien préparer son congé sabbatique ?

Grâce aux crédits-temps, il est possible d’interrompre sa carrière pour explorer de nouveaux horizons. Quitter son employeur pour une longue période peut malgré tout se révéler périlleux pour la carrière. À quoi faut-il veiller avant de se lancer dans l’aventure ?


Voyage, projet personnel, tour du monde, mission humanitaire, formation… Bien préparée, une pause-carrière est une merveilleuse expérience, bénéfique à  de nombreux niveaux. La loi prévoit les crédits-temps pour permettre aux travailleurs de la mener à  bien. Mais attention: prendre un congé sabbatique ne se fait pas sur un coup de tête. Tout doit être soigneusement préparé, y compris le retour au bureau. Voici quelques conseils pour que votre break ne nuise pas à  votre carrière...

1. Avant le break : définir ses objectifs

Assurez-vous de vouloir partir pour de bonnes raisons. Posez-vous la question de savoir si c'est bien pour votre épanouissement personnel que vous souhaitez une pause, et non pour fuir une situation professionnelle insatisfaisante. Prenez le temps de mûrir votre projet.

Attention aussi à  la période pendant laquelle vous choisissez de partir : si vous êtes en pleine ascension professionnelle, votre demande de break pourrait être perçu par vos supérieurs comme un manque d’ambition. Il veut toutefois mieux partir une fois que vous avez fait vos preuves dans l'entreprise... Faites le point sur votre situation professionnelle et privée, sur votre marge de manœuvre dans les deux domaines avant de prendre cette décision.

2. L’annoncer à  son patron

C'est une étape délicate, car l'employeur peut prendre votre demande comme un signe de démotivation. Faites-le le plus tôt possible : cela vous permettra de terminer les projets en cours et de passer tranquillement le relais à  un collègue. Amenez les choses progressivement : parlez-en d’abord sans avancer de date précise, simplement en évoquant le fait que vous désirez vraiment prendre un congé sabbatique et ce que votre employeur pourrait en retirer, avant de préciser les choses.

Il est primordial de garder de bonnes relations avec votre patron. Soyez sûr de vous, sûr de votre projet et enthousiaste. Même si vous hésitez à  revenir chez votre employeur après, n’en laissez rien paraître: jouez la sécurité.

3. Pendant le break : ne gaspillez pas votre temps

Abandonner d’un coup l'horaire 9 h-18 h et les journées réglées comme du papier à  musique peut être déstabilisant. On s’habitue vite à  ne rien faire... Pour ne pas perdre votre temps, il est très important de prévoir un planning et des échéances à  respecter pour votre congé sabbatique, et de vous y tenir. Préparez des objectifs précis et tenez-vous à  votre agenda : votre congé sera alors réellement bénéfique.

Prendre une pause carrière n'est pas une raison pour se couper du monde: continuez à  entretenir voter réseau social, voire même à  fréquenter vos collègues (aux fêtes d'entreprise par exemple), même si vous êtes très occupé.

4. Préparez votre retour

Couper totalement les ponts avec votre entreprise est une très mauvaise idée. Au retour, vous risquez de vous sentir déconnecté, de ne plus vous sentir à  votre place en plus de devoir affronter la méfiance de vos collègues et patrons.

Cartes postales, e-mails, invitations à  déjeuner… Donnez des nouvelles, mais tenez-vous aussi au courant de ce qu’il se passe dans votre société : si votre supérieur direct est remplacé, ce serait dommage de ne pas le savoir.

5. Après le break : soyez volontaire

Le train-train quotidien risque de vous sembler un peu fade après votre interruption de carrière. Vous risquez aussi de ne pas réintégrer vos fonctions antérieures, ou de vous voir confier des responsabilités minimes. Pour éviter cela, montrez directement votre motivation, redoublez d’énergie, lancez-vous avec enthousiasme dans les nouveaux projets de l’entreprise.

Vous n'êtes plus satisfait de votre ancienne situation, et la réintégrer vous pèse? Votre expérience vous a sans doute transformé en profondeur. Demandez à  examiner avec votre supérieur les possibilités d'évolution au sein de votre société, ou envisagez un autre choix de carrière.

Source : Capital.fr

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