Comment éviter les pièges de l’entretien annuel ?

Rédigé par: Philippe Degouy
Date de publication: 9 janv. 2024
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Après les fêtes, voici venu le moment de l’entretien annuel. Un face à face avec son N+1, souvent redouté. Mais qui sera bien plus apaisé avec une bonne préparation. Mode d’emploi.

Entretien annuel

Programmé en fin ou en début d’année, l’entretien annuel permet aux cadres d’évaluer leurs équipes. Un outil jugé idéal pour déceler les failles potentielles, mais un exercice craint par le salarié. Avec l’impression de repasser un examen d’études. Et si comparaison n’est pas raison, cet entretien ne doit pas être négligé, lui non plus.

Comment bien se préparer ?
Arriver à l’entretien les mains dans les poches constitue la première erreur que le salarié peut commettre. Une absence de préparation constituera un mauvais signal adressé à son N+1. Qui confirmera peut-être l’avis qu’il aura peut-être déjà en tête au sujet de son salarié. Premier conseil, celui de s’informer de la date de l’entretien. La date connue, il convient de profiter de ce délai pour effectuer une auto-évaluation. Avec un bilan de ses forces et de ses faiblesses. Un travail d’introspection qui se doit d’être sincère. Quitte à demander l’avis de ses proches pour obtenir un avis sur soi plus objectif. Cette auto-évaluation doit couvrir toute l’année, sans oublier les échecs et les tensions rencontrés. Car soyez certain que votre N+1 s’en souviendra, lui. « Pour témoigner du travail effectué et renforcer votre professionnalisme, amenez la farde de documents constituée. Un point qui jouera en votre faveur » souligne Sonia Thalman, coach en développement personnel.

Ces pièges à éviter
Une bonne préparation ne suffit pas toujours à garantir la réussite. Certaines attitudes ou réponses fournies peuvent constituer autant de pièges possibles. Aux conséquences délétères sur l’avenir professionnel. « Cela peut paraître évident, mais la présentation et le comportement doivent être identiques à ceux adoptés pour un entretien d’embauche » explique Sonia Thalman. Avec une arrivée à l’heure et une bonne nuit de sommeil enregistrée. Mais aussi une tenue correcte et une posture positive : des sourires, une gestuelle d’ouverture. Un visage fermé risque de stresser le manager voire de lui donner l’impression qu’il est votre adversaire. Et l’entretien risque de bien mal se passer.

 Si le manager dévoile des points négatifs dans son bilan, la préparation préalable peut constituer une forme de levier pour influer sur la décision à prendre par le N+1. Dans les échanges, deux éléments doivent régir les réponses : la sincérité et la franchise.

 Et sans céder à cet autre piège dans lequel tombent certains salariés plus impulsifs : s’énerver et se mettre en colère face à une déclaration, justifiée ou non. Une réaction émotionnelle va mener à une fin prématurée de l’entretien.