Comment répondre aux questions illégales en entretien ?

Quand vous vous préparez à  un entretien d’embauche, vous vous attendez à  devoir répondre à  des questions concernant vos compétences ou vos expériences professionnelles passées. Mais parfois, vous devez répondre à  des questions bien plus personnelles.

Les recruteurs n’ont pas tous les droits et il existe beaucoup de questions qu’ils ne peuvent légalement pas vous poser. En voici quelques-unes :

  • Êtes-vous marié ?
  • Quand pensez-vous fonder une famille ?
  • Où êtes-vous né ?
  • Êtes-vous syndiqué ?
  • Êtes-vous croyant ?
  • Pour qui votez-vous ?
  • Avez-vous des problèmes de santé ?
  • Quelle est votre orientation sexuelle ?

L’article 11 de la Convention collective de travail 38 stipule qu’aucune question concernant la vie privée ne peut être posée lors d’un entretien si l’information n’est pas directement liée à  l’offre d’emploi. Le recruteur en face de vous n’a donc pas le droit de vous poser ces questions. Seulement voilà  : vous voulez obtenir ce job... Comment faire pour répondre en gardant votre dignité mais sans perdre vos chances ?

> Découvrez ici plus de 1200 offres d'emploi !

Ferme mais pas agressif

Une réponse trop agressive ou frontale peut vexer le recruteur et ruiner vos chances de décrocher le poste. Deux solutions s’offrent à  vous…

1. Répondre par une question

C’est une question intéressante. On ne me l’a jamais posée en entretien… Pouvez-vous m’expliquer en quoi elle est liée au poste ?

Dans certains cas, ces questions peuvent être justifiées : le recruteur peut par exemple demander à  un candidat qui postule pour travailler dans l’enseignement catholique s’il est croyant, ou à  une personne qui souhaite travailler dans un cabinet politique si elle vote pour le parti de son potentiel futur employeur. Ce type de réponse offre donc la possibilité au recruteur de se justifier… s'il le peut. Si ce n’est pas le cas, le recruteur retombera sur des questions moins privées.

2. Répondre à  l’inquiétude qui se cache derrière la question

Imaginons que le recruteur vous pose la question illégale : Avez-vous des enfants ?  On peut imaginer qu’à  travers sa question, il s’inquiète de savoir si vous serez souvent absent à  cause de la santé de vos enfants par exemple, parce que la société a dû faire face à  un haut taux d’absentéisme à  cause de ce problème. Répondez alors quelque chose comme : Ma vie de famille ne s’interposera jamais entre mon travail et moi.

Que vous choisissiez l’une ou l’autre réponse, ne perdez pas vos moyens et restez concentré sur l'entretien d'embauche.

Tirez-en des conclusions

Le fait d'être confronté à  ce genre de questions privées en entretien n'est pas anodin. Posez-vous les bonnes questions : cette question illégale est-elle intentionnelle ou juste l'erreur d’un recruteur inexpérimenté ? Si elle était intentionnelle, avez-vous vraiment envie de travailler pour une entreprise qui pratique cette forme de discrimination à  l’embauche ?

> Vous êtes maintenant prêt à passer des entretiens d'embauche. Venez découvrir nos nombreuses offres d'emploi !

Publié :

Retour à la liste