Congé parental 1/10ème: il faudra encore être patient

Rédigé par: M. Martin
Date de publication: 24 oct. 2018

On en parle depuis quelques mois déjà: la loi visant à modifier les dispositions sociales du congé parental est entrée en vigueur le 6 octobre dernier. Toutefois, quelques modalités concrètes empêchent encore les travailleurs d'en bénéficier, explique l’Écho.

Congé parental

Les motifs

L’accroissement du nombre de femmes sur le marché du travail, l’augmentation de la pression du travail au sein des ménages, le succès croissant du congé parental et le nombre plus élevé de parents isolés sont autant de motifs ayant permis l’adoption de cette loi.

Ça, c’était avant…

Avant l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, le congé parental ne pouvait être pris que sous la forme d’une réduction des prestations de travail à temps plein pendant quatre mois (fractionnable par périodes d’un mois ou un multiple de ce chiffre), à mi-temps pendant huit mois (fractionnable par périodes de deux mois ou un multiple de ce chiffre) ou encore à raison d’un cinquième pendant vingt mois (fractionnable par périodes de cinq mois ou un multiple de ce chiffre).

C'est pour bientôt...

Le législateur a désormais instauré la possibilité pour le travailleur de convenir avec son employeur de réduire ses prestations de travail dans le cadre d’un congé parental d’un dixième du nombre normal d’heures de travail d’un emploi à temps plein.

Les avantages

Par ce biais, le législateur souhaite réduire l’impact financier du congé parental sur le budget familial, permettre aux parents de consacrer du temps supplémentaire à leur famille pendant une plus longue période, inciter davantage de pères à prendre un congé parental et permettre aux coparents de ne pas prendre qu’un jour de congé parental au cours de la semaine pendant laquelle ils ont la garde de leur(s) enfant(s).

Les inconnues

Cependant, la nouvelle loi ne précise pas les modalités concrètes telles que la durée du congé parental, la forme de la réduction des prestations (un jour toutes les deux semaines, un jour par semaine, etc.) ou encore les conditions d’obtentions. Le montant de l’allocation d’interruption reste également inconnu à ce jour.

Encore un peu de patience…

Les parents désireux de bénéficier de cette nouvelle loi devront (encore) faire preuve d'un peu de patience. Ce n’est qu’une fois ces questions réglées et les arrêtés royaux adoptés que le travailleur pourra effectivement bénéficier de cette nouvelle forme de réduction des prestations.