Covid-19 : quid si le télétravail est impossible ?

Rédigé par: M.V.
Date de publication: 17 mars 2020

Le pays tourne au ralenti depuis plusieurs jours suite aux mesures du gouvernement. Plusieurs secteurs sont à l’arrêt, notamment dans celui de l’Horeca. Les travailleurs sont invités à rester chez eux pour exercer leur activité, quand cela est possible. Mais qu’en est-il pour ceux qui n’ont d’autre choix que de se rendre au boulot ? 

caissierChômage temporaire et économique 

La crise du coronavirus a totalement bouleversé l’emploi. Suite aux mesures prises par le gouvernement, de nombreux secteurs sont touchés. Le système de chômage temporaire a donc été élargi pour éviter aux entreprises de licencier leurs employés en cas de recul de leur production. On estime à ce jour à 30.000 le nombre d’entreprises ayant fait appel au chômage temporaire, ce qui représente entre 200.000 et 300.000 travailleurs. Pendant la période concernée, ces travailleurs perçoivent donc une allocation de chômage, à hauteur de 70% de leur salaire brut et plafonné à 2700 euros par mois. 

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Les entreprises, qui ne ferment pas mais qui tournent au ralenti en raison des mesures, peuvent en outre invoquer le chômage économique pour leurs employés, si elles répondent aux conditions de l’ONEM. Les travailleurs auront alors droit à une allocation correspondant, là aussi, à 70% de leur rémunération. 

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Télétravail impossible 

Si certains sont en télétravail ou au chômage temporaire ou économique, d’autres doivent continuer à se rendre chaque matin au boulot. C’est notamment le cas du personnel médical, des enseignants, des caissiers et du personnel des magasins alimentaires, des pharmaciens, de certains ouvriers, etc.  

Pour les postes non-compatibles avec le télétravail et pour lesquels l’entreprise continue de fonctionner normalement, les règles de prudence continuent évidemment de s’appliquer : distance sociale et mesures d’hygiène sont impératives (pas d’embrassades, de poignées de main, de réunions en grand nombre et dans un espace confiné, etc). Nele Mertens, juriste chez Acerta et cité dans l’Echo, précise que « si le télétravail ne peut être envisagé, l’employeur devra permettre à ses collaborateurs de se rendre sur leur lieu de travail ou les dispenser de travailler. Dans ce dernier cas, il devra continuer à payer les salaires ».

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