Développement durable : la Belgique peut mieux faire

Nathalie Crutzen est Docteur en Sciences Economiques et de Gestion à  HEC-Ecole de Gestion de l’Université de Liège. Elle a participé à  une étude internationale coordonnée par le Professeur Stefan Schaltegger, Directeur du Center for Sustainability Management, qui s’est attachée à  compare les pratiques durables des entreprises dans différents pays du monde entier. Nathalie Crutzen a été chargée d’analyser la situation des entreprises belges en matière de développement durable.

En tout, 468 grandes entreprises à  travers le monde ont été étudiées sur 3 points : leurs motivations et intentions en matière de développement durable, l'intégration de ces considérations à  leur "core business" et leur implémentation, c’est-à -dire les outils concrets utilisés pour la mise en œuvre.

La Belgique à  la traîne

Les grandes entreprises belges étudiées par Nathalie Crutzen sont généralement en dessous de la moyenne mondiale en matière de développement durable. « Si elles sont conscientes de l’importance des pratiques durable, dans les faits, certains départements importants comme les Finances ou la production ne sont pas impliqués dans le processus » explique-t-elle.

Trop souvent, le durable est seulement l’affaire de certains départements. Pour améliorer la situation, les entreprises doivent mettre en œuvre une vraie approche transversale, qui implique tous les départements. « Le CEO doit ici jouer le rôle du coordinateur, et donner l’impulsion de cette démarche multidisciplinaire et transversale au sein de l’entreprise » ajoute Nathalie Crutzen.

Le durable, une nécessité

Pour Nathalie Crutzen, le fait de passer au développement durable n’est pas une possibilité mais une nécessité pour les entreprises. « Si on continue comme ça, le monde ne va plus tourner très longtemps. Il y a un gros problème de fonctionnement. A l’heure actuelle, le développement durable fait partie des choses qu’il faut absolument prendre en compte dans une entreprise. Et pas seulement en raison de la pression des  médias et de l’opinion publique, ou du risque de boycott : répondre aux challenges socio-environnementaux permet aux entreprises d’assurer leur pérennité sur le long terme. » Le développement durable est donc un enjeu environnemental et social, mais aussi économique.

 

Nathalie CRUTZEN est Docteur en Sciences Economiques et de Gestion, et  Chargée de cours Accenture Chair in Sustainable Strategy à  HEC Management School – Université de Liège.

Le rapport complet sera disponible sur le site d'HEC-Ulg dès demain.

Le professeur Stefan Schaltegger sera à  HEC-ULg (rue Louvrex) ce vendredi 18 octobre 2013 dès 8h30 pour un petit-déjeuner-conférence à  ce sujet. Plus d’infos ici.

 

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