Dans quel pays faut-il travailler pour toucher un gros salaire ?

Publié : jeudi 6 juillet 2017

Dans le monde, il y a deux sortes de gens : ceux qui cachent leurs feuilles de salaire et ceux qui ont honte de la montrer. Mais tous aimeraient, un jour, le voir augmenter.

Seulement, dans une étude de Hay Group, on estime que les entreprises seront, partout dans le monde, un peu plus dures dans leurs négociations sur les augmentations salariales. La société internationale de conseil en management, qui a étudié les cas de 15 millions de salariés dans 22 000 entreprises disséminées dans 100 pays dans le monde, table sur une hausse moyenne de 3,1 % (contre 3,3 % en 2014).

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C’est dans les pays émergents que les salariés peuvent espérer les plus fortes augmentations. En Russie et en Turquie, ce sera en moyenne, 7,8 % et 7,7 %. Mais c’est surtout en Chine (+8,6 %) et en Inde (10,9 %), que les salariés devraient voir leurs revenus augmenter sensiblement.

Sans doute, l’euro a-t-il été inventé pour rendre le salaire des riches un peu moins indécent... Mais c’est au Royaume-Uni, pourtant accro à la livre, que les salaires sont les plus hauts. À titre d’exemple, les grandes entreprises y offrent en moyenne une rétribution de 4,71 millions d’euros à leur CEO, contre 1,98 million d’euros chez nous, selon l’étude annuelle de l’Executive Remuneration Research Centre de la Vlerick Business School. L’Allemagne n’est pas en reste avec 3,10 millions d’euros, suivie des Pays-Bas avec 2,47 millions d’euros et de la France (2,29 millions d’euros).

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Mais c’est dans les plus petites entreprises cotées en Bourse que les salaires augmentent le plus. Ainsi, les salaires des managers du Bel-Small ont augmenté de 31 % contrairement à ceux du Bel-20 qui ont diminué de 11 % et ceux du Bel-Mid qui ont perdu 12 %.

Auprès des jeunes diplômés européens, par contre, les espérances de salaires varient du simple au quintuple selon leur nationalité. En passant au scan 109 000 jeunes diplômés en commerce et ingénierie, le cabinet Universum révèle des attentes très différentes en termes de salaires. Les étudiants suisses ressortent comme les plus gourmands avec 5 350 € de salaire mensuel moyen espéré, devant les Allemands et leurs attentes à 3 260 €. Français et Britanniques se contenteraient respectivement d’une rémunération de 2 800 € et 2 760 €. La force de la crise est passée par là : les jeunes Italiens et Espagnols attendent un salaire de seulement 1 500 €, tandis que les étudiants venus de l’Est se révèlent encore plus réservés. Les jeunes Polonais comptent ainsi obtenir 700 €.

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En revanche, les étudiants européens sont unanimes sur un point. Leur premier objectif est d'assurer l'équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle.

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