Déménager un hôpital : un défi et des opportunités d’emplois

C’est un projet colossal qui s’installera bientôt du côté de Delta : un hôpital flambant neuf de 100.000 mètres carrés et qui pourra accueillir 500 lits. Pour prendre soin des malades, environ 1.500 salariés et 500 médecins y travailleront, issus des deux cliniques Edith Cavell et Parc Léopold, mais pas seulement. Car qui dit nouvel hôpital, dit également nouvelles opportunités d’emplois.

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« Même si le nombre de lits ne sera pas spécialement plus élevé, les consultations seront, par contre, beaucoup plus développées et la capacité opérationnelle de l’hôpital sera plus importante », explique Marco Dusanic, directeur des ressources humaines du Chirec. Des infirmiers et du personnel technique seront ainsi prochainement engagés. Pour l’heure, le Chirec n’a pas encore quantifié précisément combien d’engagements seront nécessaires, mais le DRH est confiant dans la capacité rapide de recrutement de l’hôpital. « On est en mesure, sans aucun problème, d’engager une trentaine de personnes, voire plus, en un mois s’il le faut. On travaille depuis longtemps avec Actiris, qui connaît bien notre fonctionnement et effectue déjà un premier scanning très utile. Il n’y aura donc pas de problème » , précise Marco Dusanic.

La pénurie d’infirmiers n’inquiète d’ailleurs pas le DRH. « Le projet Delta est ambitieux et devrait les intéresser car l’infrastructure est attirante », explique-t-il. Les recrutements ne devraient d’ailleurs pas commencer avant septembre, une fois l’année scolaire terminée.

Les nouveaux postes ne se limiteront pas au personnel de santé. Le Chirec a également, dans ses cartons, un programme d’informatisation de son service. L’objectif est de rendre l’hôpital le plus paperless possible. Pour réaliser ce passage au numérique, plusieurs informaticiens devront donc être recrutés. « Au fil des années, les réglementations imposées concernant l’informatisation ont été de plus en plus nombreuses. Nous avons dû nous y adapter rapidement mais nous ne l’avons pas fait de la meilleure des manières. Avec ce nouvel hôpital, on veut repartir sur de bonnes bases, avec un système efficace. » Ce dernier permettra aussi de libérer les infirmières d’une partie des tâches administratives « La paperasse prend un temps toujours plus important dans leur horaire et les éloigne de leur fonction première de soins aux patients. C’est d’ailleurs ce qui les gène le plus dans leur travail », souligne le DRH.

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Pas de doublon

A priori, la « fusion » de deux entités rime aussi souvent avec « doublons » dans une série de postes. Une possibilité que s’empresse d’écarter Marco Dusanic : « On est dans l’optique un plus un, même pour l’administratif. Le personnel en charge des fiches de paie, par exemple, aura autant de travail, voire probablement plus puisque notre ambition est d’étendre l’activité. » Aucun poste ne devra donc disparaître. « Nous avons demandé une étude extérieure. Seuls les brancardiers pourraient éventuellement être en léger surnombre. Nous pourrons donc, dans le pire des cas, réorienter quelques travailleurs vers d’autres fonctions ou se contenter des départs naturels à la retraite. »

Les premières équipes techniques investiront le nouveau bâtiment en mars prochain. Elles seront ensuite rejointes, en septembre, par le personnel administratif. Le déménagement de la partie médicale et des patients se fera, lui, probablement au mois de décembre, sur un laps de temps le plus court possible. Dans l’idéal, le Chirec aimerait voir les deux hôpitaux déplacer tous leurs patients en une semaine, voire moins. Un défi de taille qui a pourtant du sens pour le DRH. «Limiter la durée du déménagement permet vraiment de concentrer les forces durant une courte durée et donc de mobiliser tout le monde à 100 %. Cela sera probablement un chaos organisé qu’il vaut mieux ne pas laisser traîner sur plusieurs semaines. » Effectuer les déménagements en même temps est également essentiel. « Nous voulons réduire au minimum le temps d’arrivée entre les deux équipes dans le nouveau bâtiment. Cela évitera que la première en place se considère plus chez elle que la seconde », continue le responsable RH.

Tracas multiples

Outre le déplacement des malades, les défis sont nombreux. « Nous devons réorganiser l’ensemble des horaires, voir comment travailleront les différentes équipes. Ça prend énormément de temps », continue le DRH. Un gros travail, d’autant plus que les ressources humaines tentent de tenir compte des changements dans la vie personnelle des salariés qu’engendrera le déménagement.« Beaucoup de travailleurs ont construit leur vie autour de l’hôpital. Je pense, par exemple, à une partie du personnel d’Edith Cavell dont les enfants sont inscrits à l’école en face de l’hôpital. Ils avaient vingt mètres à faire pour les déposer. A Delta, ils devront traverser le bois de la Cambre. Certains voudront donc sans doute commencer plus tard. Mais cela veut dire finir plus tard. Or, lorsque l’on travaille en non-stop cela influence la garde suivante, etc. C’est un sérieux travail. » Pour cela, le Chirec table déjà sérieusement sur l’organisation du déménagement depuis un an. Plusieurs comités de pilotage ont été mis en place afin de ne rien oublier. Rendez-vous donc en décembre pour un déménagement décidément pas comme les autres.

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