Dépliants toutes boîtes : un vrai service à la clientèle

Date de publication: 29 juin 2022

Les enseignes de la grande distribution, de l’alimentaire, du bricolage, de l'habillement et des équipements de sport savent comment toucher directement leurs clients : via la publicité toutes boîtes. Outre les bonnes affaires qu’elle contient, il y a aussi, pour beaucoup d’entre nous, le contact humain avec leurs distributeurs. Et chacun de ceux-ci a bien des histoires à nous raconter…

Jonathan, 37 ans, habite la commune d'Andenne, en bord de Meuse. Avec sa compagne, ils ont acquis une maison il y a cinq ans. « Mais, voilà, à l’époque, nous confie-t-il, elle était en formation et mon seul salaire en tant que responsable dans un grand magasin ne suffisait plus pour mener la vie que nous avions jusque-là. Il nous fallait trouver une solution pour avoir une autre source de revenus. »

Johnattan

Son activité complémentaire, un besoin devenu un hobby.

Une madeleine de Proust

Jonathan n’est pas du style à s’apitoyer sur son sort. Armé de courage, il a cherché un travail qu’il pourrait effectuer comme indépendant complémentaire. Ce sont les réseaux sociaux qui lui ont donné la clé d’entrée de son nouveau job.

« J’ai vu passer une annonce sur Facebook : la société BD MyShopi cherchait des distributeurs de publicités toutes boites. Je n’ai pas hésité une seule seconde car je connaissais déjà bien l’entreprise : entre mes 12 et 15 ans, mes parents y avaient travaillé comme Coursiers Promo. Souvent, je les accompagnais dans leur tournée. Pour moi, reprendre le flambeau, c’était comme une madeleine de Proust ! »

Marche parrainée

Aujourd’hui, trois ans plus tard, notre interlocuteur poursuit ses tournées de distribution, non loin de chez lui, à Beez. « C’est à 16 km à peine de chez moi, soit vraiment tout à côté », se réjouit-il. « Je mets généralement moins de quatre heures pour effectuer tout mon parcours. J’ai pris l'habitude de le faire en une seule traite. Mais ce qui est chouette, c’est que je peux très bien m’organiser autrement, du moment que les publicités arrivent dans les boîtes aux lettres avant le mardi minuit. »

Jonathan nous précise aussi que ce revenu complémentaire, même s’il est toujours le bienvenu, n’est plus sa seule raison de poursuivre ce boulot : « Ma compagne a terminé ses formations et trouvé un emploi. Du coup, nous ne sommes plus face à de gros problèmes d’argent. J’ai gardé ce job car il est devenu un peu comme un hobby pour moi : je marche environ une vingtaine de kilomètres lors de ma tournée hebdomadaire ; je rencontre des gens ; je peux m’offrir de chouettes loisirs, payer des travaux dans notre maison et mettre un peu d'argent de côté… Moi, j'appelle ça de la ‘marche parrainée !’ », s’esclaffe Jonathan.

Johnattan

La distribution, une activité de père en fils

Comme un facteur

Jonathan éprouve une réelle fierté à pouvoir combiner un emploi à temps plein et un second boulot. Mais c’est loin d’être son principal motif de satisfaction : « L’aspect humain est vraiment formidable dans ce travail. D’abord dans les contacts que j’ai avec les magasiniers de l'entrepôt, où je vais chercher les publicités pour la distribution, et avec ma hiérarchie directe, qui fait preuve de beaucoup de respect à l’égard des distributeurs. Ensuite avec les gens à qui on distribue les prospectus. »

Et de conclure : « Il y a des endroits où l’on est super bien accueillis… comme des facteurs ! Le plus souvent, au bout de trois ans dans le même secteur, les gens me reconnaissent, me saluent et prennent de mes nouvelles. Je me souviens qu’un jour, une personne m'a offert une superbe boîte de chocolats pour me remercier. Je ne m'y attendais pas du tout. J’ai trouvé ça très touchant ! »

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